Abus : une veuve de 55 ans gardée à vue depuis plus de 60 jours à Douala

Selon ses avocats, Macheula Béatrice epse Tchiengang a été détenue depuis près de deux mois en violation de toutes les règles de droit.

Macheula Béatrice epse Tchiengang est en ce moment détenue dans une cellule du tribunal de grande instance de Bonanjo à Douala. Depuis le décès de son époux le 4 janvier 2023, la première épouse a décidée de lui pourrir la vie en la trainant devant les tribunaux pour “acte de mariage illégal», ceci pour l’écarter du partage de l’héritage laissé par l’homme.

Amaigrie, couchée sur ce qui lui sert de lit dans sa cellule au Tribunal de grande Instance de Bonanjo à Douala, Macheula Béatrice epse Tchiengang  que nous avons rencontré ce lundi 24 juillet 2023 a du mal à supporter la pression que lui inflige la première épouse de son défunt mari, Mme Tchikamen Louise epse Tchiengang.

M Tchiengang est décédé le 4 janvier 2023. Il avait épouse 2 femmes. La première, Tchikamen epse Louise Tchiengang, et la seconde  Macheula épouse Tchiengang.  Après son décès, la première épouse, dans le but de s’accaparer tous les biens, décidé d’attaquer la deuxième  épouse au tribunal pour acte de mariage illégal. Elle estime que l’acte de mariage que son défunt mari avait signé avec la deuxième femme présente des irrégularités. Une curiosité qui surprend de nombreuses personnes puisque toutes sont mariées sous le régime polygamique, et pourquoi avoir attendu le décès de l’homme pour enclencher une telle procédure ?

Le 9 février 2023, jour de l’enterrement de leur époux M. Tchiengang dans son village natal à Bazou, dame Tchikamen va porter plainte au tribunal de première instance de Ndokoti contre sa coépouse pour l’empêcher d’assister à l’enterrement. La deuxième épouse sera arrêtée par les éléments de la police et conduite au parquet de Ndokoti. L’intervention de quelques proches de la famille permettra la libération de la femme qui ira assister aux obseques. À Bazou, après l’enterrement, la première épouse Chikamen Louise va se rendre à la mairie de Baham pour obtenir la souche de l’acte de mariage de sa coépouse. Avec cet acte, elle va porter plainte pour – acte de Mariage illégal -, prétextant que les photos, les signatures et autre élément contenu dans le document sont faux. Elle va déposer sa plainte au tribunal de première instance de Ndokoti en citation directe à la fin du mois de juin

2023. Le tribunal va adresser une convocation à dame Macheula epse Tchiengang  Béatrice. Mais la convocation ne va pas lui parvenir, elle ne la recevra pas.

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Dans l’entourage, il se dit que l’une des filles de la première femme la nommée Rufine Morelle Bianda Tchiengang aurait dissimulé cette convocation. Le vendredi 2 juin 2023, un mandat d’amener sera décerné contre dame Macheula epse  Tchiengang. Ce même vendredi, elle sera arrêtée par les gendarmes et gardée à la brigade de gendarmerie de Ndogbat pendant 5 jours, puis transféré à la police judiciaire de Bonanjo. Libérée sous garant, soit disant pour permettre aux enquêteurs de finir leur enquête, elle sera a nouveau arrêtée, gardée au parquet de

Ndokotti, ensuite au commissariat de Logbaba, et au parquet du Tribunal de grande instance de Bonanjo….. En plus de la plainte pour -faux acte de mariage -, la première épouse a déposé une 2e plainte pour – coups et blessures avec un cerficat d’invalidité de 45 jours – pour les faits qui se seraient déroulés le jeudi 1 er juin 2023. Ce jour, les enfants de la première  épouse avaient agressés et fermés dame Macheula epse Tchiengang dans son domicile. La plaignante dit dans sa plainte que – sa coépouse a marché sur elle lors de cette altercation – .

Pour le moment dame Macheula Beatrice epse Tchiengang est toujours placée en garde à vue. Elle a passé la nuit dans les cellules du Tribunal de grande instance de Bonanjo. Elle devrait par la suite être expédiée au commissariat de Logbaba où elle restera en détention. Un acharnement judiciaire incompréhensible. Les Juges et magistrats que nous avons approchés à Ndokoti et Bonanjo n’ont pas souhaité se prononcer sur le sujet. Les avocats déplorent la violation manifeste des règles de garde à vue. Les enfants de la victime demandent de l’aide pour secourir leur maman en tourmente en ce moment.

Source : Le Messager

Mimi Mefo Info

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