Après un premier échec, le gouvernement lance une nouvelle politique nationale de la jeunesse. – Le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) a annoncé une vaste campagne de consultations des jeunes sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora à partir du 25 septembre prochain. Selon Fadimatou Iyawa Ousmanou , la présidente du Bureau exécutif national du CNJC, ces consultations populaires visent à aider le gouvernement à finaliser la rédaction de la nouvelle Politique nationale de la jeunesse (PNJ) du Cameroun. « Il est question pour les jeunes de s’exprimer, de dire ce qu’ils ressentent, d’apporter aussi des solutions. C’est bon de critiquer, mais c’est aussi bon d’apporter des solutions constructives par les jeunes, avec les jeunes et pour les jeunes », a expliqué Fatimatou Iyawa Ousmanou à nos confrères de la CRTV Radio.
L’optimisme affiché par le Conseil National de la Jeunesse suscite des interrogations. En effet, la précédente PNJ qui couvrait la période 2015-2020, n’a pas pu atteindre ses objectifs. Ceux-ci étaient « l’épanouissement intégral des jeunes en créant des conditions favorables à leur bien-être et à leur insertion socio-économique pour une participation accrue et déterminée au développement durable de la Nation ». Spécifiquement, la PNJ s’était fixée les objectifs d’accroître l’efficacité du système éducatif ; de promouvoir l’accès des jeunes à un emploi décent ; d’améliorer la santé des jeunes ; de garantir une alimentation suffisante en quantité et en qualité pour les jeunes ; de promouvoir la pleine et effective participation des jeunes à la vie de la société et au processus de prise de décision ; d’améliorer la communication chez les jeunes ; de promouvoir le respect des droits humains et la culture de la paix en milieu jeune ; de promouvoir l’accès des jeunes aux activités de loisirs, de sports, de culture et de tourisme ; de renforcer le partenariat et la coopération au profit des jeunes etc.
Sur le terrain, ces objectifs sont loin d’être atteints et aucune évaluation n’a été effectuée afin de juger du niveau de réalisation des objectifs de la première PNJ. Malgré cet échec patent, attribué d’une part à la crise sanitaire de la COVID-19. Le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec) a d’ores et déjà lancé la deuxième PNJ.
Pour les analystes, on s’achemine encore vers un nouvel échec, comme ceux qui avaient déjà connu des initiatives de ce genre. Mais en attendant, la présidente du Bureau exécutif national du CNJC a indiqué que pour mener les consultations à venir, « nous avons recensé tous ces groupes sociaux : scolarisés, non scolarisés, actifs, non actifs, vulnérables vivant avec un handicap, victimes de violences, déplacés internes, etc. et un calendrier de leurs passages a été préparé ». Après les consultations, un travail de compilation des réponses aux questionnaires sera fait dans les bureaux départementaux du CNJC. Les bureaux régionaux vont s’occuper de la consolidation et de la transmission au niveau national, qui va procéder à la synthèse des résultats avec le MINJEC et certains partenaires au développement du Cameroun.
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