Dans une réflexion publiée sur les réseaux sociaux, Armand Noutack II dénonce avec amertume le rôle joué par des citoyens issus des milieux modestes dans les pratiques de fraude électorale observées sur le terrain lors des scrutins au Cameroun.
L’analyste s’indigne du fait que, selon lui, « on ne verra jamais un homme ‘normal’ ramasser des bulletins pour bourrer les urnes », affirmant que ces actes sont souvent commis par « des personnes de seconde zone, le bas peuple qui souffre ».
Pour Armand Noutack II, le paradoxe réside dans le fait que les exécutants directs de la fraude (ceux qui manipulent les bulletins, falsifient ou transportent les urnes) sont souvent des citoyens eux-mêmes victimes d’un système inéquitable.
« Ce qui fait mal, c’est de constater qu’en réalité, les acteurs directs de la fraude sur le terrain, ce sont des misérables, des gens qui souffrent », écrit-il, interrogeant la conscience de ceux qui participent à ces manœuvres.
Un cri de colère et d’injustice sociale, qui invite à repenser les ressorts humains et moraux d’un phénomène profondément enraciné dans la mécanique électorale nationale.
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