Cameroon

Augmentation des prix du carburant : les enseignants mettent le gouvernement en garde

La récente augmentation des prix de certains produits pétroliers survenue vendredi dernier n’a pas laissé les enseignants indifférents. Dans une déclaration publiée le 5 février dernier, le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Secondaire (SNAES) a dressé un constat. « Depuis le 03 février 2024, sans véritablement consulter les partenaires sociaux en particulier et la société civile en général, le gouvernement camerounais a relevé significativement les prix des carburants à la pompe. Cette augmentation qui touche directement les coûts de déplacements (transports urbains et interurbains) en plus des prix des biens de consommation sur le marché va impacter durement les enseignants qui ne disposent d’aucune prime ni facilité de transport d’une part, et qui subissent depuis des décennies une inadmissible discrimination salariale d’autre part ».

Selon le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Secondaire (SNAES), cette hausse constitue « une entaille de plus sur le statut depuis longtemps précaire de l’enseignant, au moment même où l’État oppose une fin de recevoir à toute discussion d’un statut spécial pour ces derniers, à toute possibilité de réforme du secteur de l’éducation. Au contraire, les enseignants ont vu ces derniers jours dérouler un tapis de mesures répressives contre eux, y compris des instructions en vue de les empêcher de voyager à l’étranger ».

Face à ce constat, les enseignants haussent le ton. « Les enseignants camerounais et leurs syndicats ne se laisseront pas faire. Le SNAES informe d’ores et déjà ses membres, militants et sympathisants de se tenir prêts, dans la perspective du refus persistant du gouvernement de négocier pour leur corporation un statut spécial et pour l’éducation une réforme consensuelle, à se battre pour défendre le peu de dignité qui leur reste ».

Il est à noter que depuis l’annonce de l’augmentation des prix des produits pétroliers, plusieurs organisations de la société civile, hommes politiques ainsi que leaders d’opinion ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences que pourrait entraîner cette hausse.

Mimi Mefo Info

Joseph Essama

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