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Corruption en milieu scolaire : que peut la Conac ?

Le président de la Commission nationale anti-corruption (Conac) Dieudonné Massi Gams a annoncé un changement de paradigme dans la campagne annuelle « Rentrée scolaire sans corruption ». Selon lui, les chefs d’établissement pris en flagrant délit seront traduits devant les juridictions.

 La Commission nationale anti-corruption (Conac)  était le 20 août à Akonolinga, dans le département du Nyong-et-Mfoumou, région du Centre. La commision chargé de traquer le phénomène de corruption y a lancé la campagne annuelle « Rentrée scolaire sans corruption ». Au cours de la cérémonie, Dieudonné Massi Gams (photo), le président de la Conac, a annoncé que son institution ira cette année au-delà de la simple sensibilisation, promettant de traduire  les chefs d’établissement pris en flagrant délit de corruption devant la justice.

« Le président de la Conac a demandé aux équipes d’enquête de se tenir prêtes à réagir aux dénonciations et à intervenir immédiatement sur le terrain pour vérification. En cas de délit flagrant, les personnes concernées seront remises à la justice », confie un cadre de la Conac.

« Nous avons déployé des équipes sur l’ensemble du territoire national », a déclaré Dieudonné Massi Gams sur les ondes de la CRTV, ce 21 août.

L’on apprend que cette année, ce ne sont pas seulement les flagrants délits qui seront traqués. Si les enquêtes révèlent la nécessité d’infliger des sanctions administratives aux personnes coupables de corruption lors de cette rentrée des classes, la Conac saisira les administrations concernées pour garantir que les sanctions appropriées soient appliquées.

Chaque année, la Conac sensibilise contre la corruption. Le Thème retenu cette année est  : « Ensemble pour une rentrée scolaire 2024-2025 sans corruption ». Les parents se plaignent en effet des actes de corruption comme le marchandages des places dans les établissements, l’obligation injustifiée d’acheter des tables-bancs, des rames de papier, des rouleaux de papier hygiénique, et la gestion du paquet minimum.

Cette nouvelle version de lutte contre la corruption peut porter des fruits selon certains observateurs. « Si les chefs d’établissement sont réellement frappés pour des actes de corruption, les lignes peuvent bouger. On a vu cela dans le cadre du mouvement OTS », explique un enseignant.  

En avril dernier, la Conac avait déjà mis à la disposition de la justice plusieurs personnes, dont le mari de l’inspectrice d’arrondissement des écoles publiques de l’arrondissement d’Ambam. Il était reproché à ces derniers des actes de corruption et d’immixtion dans la gestion irrationnelle des frais de fonctionnement des Ecoles publiques.

Joseph Essama

Mimi Mefo Info

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