La famille de Lydienne Solange Taba requiert une peine plus lourde contre un sous-préfet condamné à 10 ans de prison

L’affaire qui était jugée au Tribunal militaire d’Ebolowa, opposait la famille de feu Lydienne Solange Taba, une jeune étudiante, âgée de 23 à Franck Derlin Eyono Ebanga, sous-préfet de la Lokoundje au moment des faits. Ses ayants droit estiment que le sous-préfet qui avait ôté tragiquement la vie de leur fille il y a environ 3 ans avait commis un double meurtre avec la grossesse que portait Lydienne. Selon la famille, la peine de 10 ans d’emprisonnement ferme infligée au mis en cause mercredi dernier par le tribunal militaire d’Ebolowa est insuffisante. La famille va faire appel de cette décision.

Le verdict de l’affaire est tombé mercredi matin. Le tribunal militaire d’Ebolowa a condamné Franck Derlin Eyono Ebanga à 10 ans d’emprisonnement et à payer une amende de 45 millions de francs CFA pour le meurtre de sa petite amie Lydienne Solange Taba. Le tribunal a également reconnu la responsabilité de l’État. Ainsi, le ministère de l’administration territoriale civilement responsable devra payer les 45 millions d’amendes infligées.  Mais cette décision ne satisfait pas la famille de la victime qui a annoncé qu’elle va interjeter appel.


Selon nos confrères de Griote TV, ce sont les « membres de la famille de la regrettée Lydienne qui ont surtout dit leur insatisfaction par rapport au verdict tombé. Selon eux, le mis en cause mérite une peine plus lourde, car il n’a pas seulement pris la vie de la jeune étudiante avec son arme cette nuit du 25 juillet de l’année 2020. Il avait aussi ôté la vie à l’être qui grandissait en elle. La jeune fille était en effet enceinte de six semaines le jour où elle a été tuée par l’administrateur civil.
Pour la famille de Lydienne, c’est donc une justice partiellement rendue ».

 Le grand père de la victime est dans tous ses états.


« Je suis le grand-père de Lydienne… Maintenant, on donne dix ans d’emprisonnement ferme, dix ans seulement avec 45 millions d’amende, alors que ma petite fille portait une grossesse. Ils nous prennent pour qui 2 », s’indigne le grand-père de la défunte, vêtu d’un T-shirt rouge relevant la photo de la jeune femme, en dessous duquel il était écrit « Lydienne Forever », apprend-on.

C’est dans la nuit du 25 au 26 juillet 2020 que Lydienne Solange Taba, 23 ans, enceinte de six semaines, est abattue par son petit ami et auteur de sa grossesse, Franck Derlin Eyono Ebanga, à l’époque sous-préfet de la Lokoundje, dans le département de l’océan, région du Sud. La scène se passe au domicile de l’administrateur civil qui avait appelé en urgence la candidate du BTS. Elle venait juste de terminer ses dernières épreuves.

Mimi Mefo Info

Joseph Essama

Recent Posts

TaxiGo: ALO Technologies says December launch remains on course

ALO Technologies says preparations for its TaxiGo airport transport service are continuing, with an official…

2 hours ago

Cameroon Returns to UN Human Rights Scrutiny as Old Questions Remain Unresolved

Cameroon will return before United Nations human rights experts next week for another examination of…

3 hours ago

Gabon : santé mentale, violences, alcool… l’enquête en milieu scolaire dresse un tableau alarmant

Au Gabon, plus de sept élèves sur dix déclarent se sentir seuls, et près d'un…

6 hours ago

Manioc : une usine indonésienne de 15 millions de dollars annoncée au Cameroun, un projet encore à l’état d’intention

Une usine de transformation du manioc, d'un coût de 15 millions de dollars (environ 8,5…

6 hours ago

Paul Biya veut accroître les recettes minières en 2027, des zones d’ombre persistent sur la filière or

Le président Paul Biya a signé le 12 octobre 2026 le document cadre de préparation…

6 hours ago

“Enough Is Enough”: NW Governor Highlights Security Challenges, Development Progress

By Zera Nambu The Governor of the North West Region, Adolphe Lele Lafrique, has called…

11 hours ago