L'artiste Maalhox victime de menaces de mort
Le taux de criminalité continue de battre son plein au Cameroun. Malgré les alertes lancées çà et là par les médias et les populations, les actions des autorités administratives semblent ne pas inquiéter ces bourreaux, qui poursuivent leurs activités criminelles. L’artiste musicien Maalhox est désormais l’une des prochaines cibles de ces hors-la-loi tapis dans l’ombre.
En effet, il a publié l’alerte ce vendredi sur sa page officielle Facebook. Sur les captures d’écran, on peut lire des menaces qui lui ont été envoyées par ces criminels, menaçant d’en finir avec lui, sa famille ou ses biens s’il ne leur envoyait pas la somme de 1 million de FCFA. “Kenfack, hier on t’a appelé pour nous gerer un million à défaut de te faire du mal ou à ta femme, et en plus brûler même la terrasse ou le snack. Nous sommes déjà à plus de 24 h, mais tu ne réagis pas. Fais très attention, tu vas perdre”, peut-on lire dans le premier message de la capture. Le bourreau ne s’arrête pas là. Il a ajouté : “Kenfack, on va te tuer ou ta femme, peu importe les moyens, si tu ne donnes pas cet argent, et en plus c’est toi qui vas pleurer avec les dégâts quand on va brûler tes biens. Nous sommes derrière toi.”
L’artiste Maalhox lui-même affirme que, depuis plusieurs jours, il reçoit des appels de menace de mort provenant du numéro 640898638. “Après les interdictions sur les médias et autres, le piratage des comptes YouTube et Facebook, etc. Maintenant ce sont les appels et les messages de menaces de mort tous les jours”, a-t-il fait savoir.
Il n’est pas la seule victime, comme nous l’avons mentionné précédemment. Cette pratique devient courante au Cameroun, et les opérateurs mobiles ne font rien pour arrêter la saignée. Très fréquemment, de nombreux Camerounais reçoivent des appels anonymes de personnes qui essaient soit de les arnaquer de l’argent en se faisant passer pour des agents de services téléphoniques des différents opérateurs, soit affirment à leur victime qu’ils ont été recrutés pour les assassiner. De plus, les kidnappings avec demande de rançon ont aussi élu domicile dans le quotidien des Camerounais, qui ne peuvent plus se déplacer sereinement dans les taxis ou seuls dans les rues à certaines heures. On ne compte même plus le nombre de corps sans vie retrouvés dans les broussailles, comme à Sikoum, en plus des personnes portées disparues.
Les pouvoirs publics sont une fois de plus interpellés afin d’agir véritablement pour mettre la main sur ce réseau dangereux qui s’étend dans tout le pays, mettant en péril la cohésion sociale.
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