Le SDF veut mobiliser 7 000 scrutateurs pour la présidentielle
Lors de la réunion de son Comité exécutif national (NEC) tenue le 1er février 2025 à Yaoundé, le SDF a mis l’accent sur la nécessité de renforcer son dispositif de surveillance électorale. Pour pallier l’absence généralisée de scrutateurs dans les zones rurales, une faiblesse reconnue chez l’opposition lors des précédents scrutins, le parti ambitionne de déployer 7 000 scrutateurs formés à travers le pays. Cela représente une moyenne de trois personnes par bureau de vote, un chiffre jugé nécessaire pour garantir une meilleure transparence dans les zones reculées, souvent hors de portée des grandes formations politiques.
La difficulté pour les partis d’opposition à surveiller efficacement le vote en zone rurale est un problème récurrent au Cameroun. Faute de moyens, les émissaires de ces partis sont souvent absents des bureaux de vote éloignés, ce qui compromet leur capacité à détecter et signaler d’éventuelles irrégularités. En réponse, le SDF entend mobiliser des ressources humaines et matérielles pour combler cette lacune. Ce projet, discuté lors du NEC, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maximiser les chances de l’opposition dans un contexte électoral souvent critiqué pour son manque de transparence.
Par ailleurs, la question du candidat du parti pour l’élection présidentielle reste en suspens. Le NEC a annoncé la tenue prochaine d’un congrès extraordinaire pour désigner celui ou celle qui portera les couleurs du SDF en octobre. Ce processus, prévu par les textes du parti, permettra aux membres de trancher sur une candidature consensuelle. En attendant cette échéance, le NEC a fixé des critères stricts pour les prétendants à l’investiture. Les candidats intéressés doivent soumettre un dossier complet accompagné d’un montant non remboursable de 50 millions de francs CFA au Secrétariat Général du parti avant le 8 février 2025 à 12 heures. Ces documents seront ensuite transmis à la Cellule Nationale des Conseillers en charge de l’investiture. Cette procédure vise à garantir la crédibilité et la préparation des aspirants à la candidature.
Alors que l’échéance électorale approche, le SDF semble déterminé à affiner sa stratégie et à renforcer ses bases. Cependant, la mise en œuvre du plan de déploiement des scrutateurs nécessitera des ressources financières et logistiques importantes, un défi de taille pour une opposition souvent confrontée à des contraintes budgétaires. Le congrès extraordinaire prévu dans les semaines à venir sera également un moment clé pour mesurer la capacité du parti à se rassembler autour d’un leadership fort, indispensable pour affronter la majorité présidentielle. En plaçant la transparence et la rigueur au cœur de sa stratégie, le SDF espère jouer un rôle décisif dans la présidentielle de 2025, dans un paysage politique camerounais toujours marqué par de nombreux défis.
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