Cameroon

Le SNJC-Littoral dénonce l’attitude des forces de l’ordre au siège du MANIDEM

Le samedi 26 juillet 2025, Anicet Ekane, président du MANIDEM, a voulu tenir un point de presse à son siège à Akwa, Douala, pour s’exprimer après le rejet de la candidature de Maurice Kamto, présenté comme le candidat de son parti à l’élection présidentielle. Ce point de presse a été empêché par la gendarmerie nationale, qui a assiégé les lieux et intimé l’ordre aux journalistes présents de quitter la salle. Une situation similaire s’est reproduite le lundi 28 juillet, les journalistes, une fois de plus, ont été refoulés à l’entrée du siège du parti, dans des conditions humiliantes, les empêchant purement et simplement d’exercer leur métier. Le Bureau Exécutif Littoral du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) dénonce une atteinte grave à la liberté de la presse, à un moment clé du processus électoral.

Dans une déclaration rendue publique ce 28 juillet à Douala, le SNJC-Littoral condamne fermement ces entraves répétées à l’exercice du journalisme. Il rappelle que la liberté d’informer est un droit fondamental, garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que par la loi camerounaise n° 90/052 du 19 décembre 1990 relative à la liberté de la communication sociale. Le syndicat estime que les agissements des forces de l’ordre ne reposent sur aucune base légale et contribuent à instaurer un climat d’intimidation et de méfiance, incompatible avec la transparence attendue d’une élection présidentielle.

Ces violations surviennent dans un contexte où le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a expressément déclaré, lors d’une réunion tenue à Yaoundé avec les sous-préfets après la publication de la liste officielle des candidats, que toute conférence de presse est interdite. Une instruction officielle qui constitue une restriction directe à la liberté de la presse et à l’accès à l’information, pourtant essentiels à toute démocratie.

Face à ces dérives, le SNJC-Littoral interpelle les autorités administratives et sécuritaires sur leur devoir de garantir le respect des droits fondamentaux des journalistes. Il appelle à ce que des mesures concrètes soient prises pour éviter la répétition de tels actes, particulièrement en cette période de précampagne électorale. Le syndicat rappelle avec insistance que la presse n’est pas une menace pour la République, mais un vecteur de transparence, de cohésion sociale et de participation citoyenne.

Mimi Mefo Info Francais (Editor)

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