Cameroon

Marc Brys dénonce des salaires impayés depuis plus de deux mois

Dans une lettre adressée le 21 juillet 2025 au ministre des Sports et de l’Éducation Physique, le sélectionneur national Marc Brys a annoncé la résiliation unilatérale de son contrat avec l’État du Cameroun. La raison invoquée est claire et grave : plus de 60 jours de salaires impayés, aussi bien pour lui que pour son staff technique. Une situation qu’il qualifie de “manquement contractuel grave”, suffisamment fondée, selon les termes de l’accord signé le 8 avril 2024, pour justifier son départ immédiat.

Ce départ fracassant intervient à quelques mois d’échéances cruciales pour les Lions Indomptables, entre les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 et la phase finale de la CAN au Maroc en décembre. Le ton ferme de la lettre de Brys traduit une profonde exaspération. Il y affirme n’avoir jamais perçu le moindre franc depuis le début de son engagement, en violation manifeste de l’article VI du contrat qui stipule un paiement mensuel au plus tard le 8 de chaque mois. Un silence administratif lourd de conséquences, qui vient ternir davantage l’image d’un ministère déjà fragilisé par des tensions récurrentes avec la Fédération camerounaise de football.

Au-delà du cas Brys, cette affaire soulève des questions fondamentales sur la gouvernance du sport de haut niveau au Cameroun. Comment un État peut-il engager un sélectionneur étranger sans être capable d’assurer ne serait-ce que le paiement de son salaire ? Le technicien belge, dans sa lettre, évoque même la possibilité de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) si une résolution rapide n’est pas trouvée. Un scandale qui pourrait à terme coûter cher, tant en termes financiers que d’image.

L’affaire, copieusement adressée à Samuel Eto’o Fils, président de la FECAFOOT, relance aussi la sempiternelle rivalité entre le ministère et la fédération. Elle confirme l’état de déliquescence administrative qui gangrène l’encadrement des Lions Indomptables. Si aucune mesure d’apaisement n’est prise dans l’urgence, le Cameroun risque de s’acheminer vers une énième crise institutionnelle, à la veille de rendez-vous sportifs déterminants.

Mimi Mefo Info Francais (Editor)

Recent Posts

Shot in the Face at 15, Bah Median Still Dreams of Becoming a Doctor

When Median Bah Ekue heard villagers saying she was dead, she could not speak to…

2 days ago

Women Left “in Constant Peril” as Biya Government Breaks Decade-Old Pledge on Violence—Report

A new Human Rights Watch report finds that fifteen years after promising to halve gender-based…

3 days ago

The Resignation That Rewrote a Legacy: One Year On From Issa Tchiroma’s Break With Biya

Today, 25 June, marks exactly one year since Issa Tchiroma Bakary did something Cameroonian politics…

3 days ago

Paul Biya Death Rumours: The Cameroon President Who Keeps “Dying” and Living

Paul Biya has been pronounced dead more times than most leaders are pronounced anything. The…

3 days ago

Mayo-Tsanaga: The Alarm Cry of a Division Battered by Insecurity

Mayo-Tsanaga continues to bear the scars of a security crisis that has dragged on for…

3 days ago