La rupture du pont Gouloungou, véritable trait d’union entre deux quartiers, a plongé de nombreux habitants dans la galère quotidienne. Mais, dans ce chaos, certains ont su transformer la crise en opportunité. D’un côté, des jeunes du quartier ont installé un péage improvisé : chaque traversée en moto se paie désormais 100 francs CFA. Pour ceux qui n’ont pas les moyens, des « costauds » se proposent de porter la moto à travers le mayo… moyennant une somme « négociable ». Les voitures, elles, restent immobilisées, incapables de franchir l’obstacle.
De l’autre côté, les commerçants flairent la bonne affaire. Des étals ont surgi à l’entrée du pont brisé : vivres, boissons, fournitures scolaires… L’effondrement est devenu un marché à ciel ouvert. Certains jeunes, installés sur place avec leurs marchandises, comptent bien préparer leur rentrée en vendant au rythme des passages.
Ainsi, ce qui devait être un drame pour tous s’est transformé en un tableau contrasté : entre débrouillardise, ingéniosité et opportunisme. Le pont effondré est désormais à la fois un symbole de souffrance et… une véritable mine d’or pour ceux qui en tirent profit.
Par: Bachirou Elhadji BDO
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