Tour cycliste du Cameroun : l'étape de Douala annulée en raison du mauvais état de la route
Ce devait être l’un des moments forts de la compétition. Mais la septième étape du Tour cycliste international du Cameroun, prévue ce mercredi à Douala, a été annulée dans des circonstances embarrassantes pour les organisateurs. La raison ? L’état de délabrement avancé de la chaussée, rendant le parcours impraticable pour les coureurs.
Malgré une météo clémente et un public nombreux, c’est un énième revers organisationnel qui est venu entacher cette édition 2025. Réunis en urgence avec la présidente du jury de course et les organisateurs, les cyclistes ont unanimement décidé de ne pas prendre le départ, estimant que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies. Une décision logique, mais qui soulève des questions profondes.
Si l’initiative d’organiser cinq « tours de prestige » à Douala, sans enjeu sportif, a permis de sauver les apparences, elle n’a pas dissipé le malaise. Car au-delà de l’annulation, c’est toute la crédibilité de l’organisation qui vacille.
Comment une route jugée impraticable le jour même d’une étape a-t-elle pu être validée dans le tracé officiel ? Où étaient les reconnaissances préalables ? Et surtout, que fait le ministère en charge des Travaux publics dans la préparation d’événements de cette envergure ?
À quelques mois de l’annonce d’autres compétitions internationales sur le sol camerounais, cette défaillance logistique interroge. Le Tour cycliste du Cameroun, vitrine du cyclisme national et africain, mérite une organisation à la hauteur. Or, chaque année ou presque, des dysfonctionnements viennent en altérer la tenue : retards, problèmes d’hébergement, sécurité approximative, et désormais routes impraticables.
Cette nouvelle déconvenue n’est malheureusement pas isolée. Le Cameroun, malgré ses ambitions sportives affichées, traîne une réputation entachée de scandales à répétition lorsqu’il s’agit d’organiser de grands événements. De la CAN aux tournois internationaux de volleyball, en passant par certaines compétitions d’athlétisme, les exemples de désorganisation ou de gestion opaque ne manquent pas.
À Douala, ce matin, le peloton a été contraint de simuler une étape pour sauver la face. Mais dans les coulisses, les regards se tournent désormais vers les organisateurs et les autorités compétentes. Car si les coureurs, eux, tiennent leur rang, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas des structures censées les encadrer.
Il reste désormais à espérer que la dernière étape, prévue à Yaoundé, se déroule sans encombre. Et surtout, qu’un véritable sursaut d’exigence vienne enfin replacer le sérieux au cœur de l’organisation du sport au Cameroun.
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