Opinion

Un Camerounais remet en cause le sérieux de Pierre Kwemo, après un échec visible à la commune de Bafang

Dans une sortie virulente publiée sur les réseaux sociaux, Kuissu Gérard, n’a pas mâché ses mots contre Pierre Kwemo, député et ancien maire de la ville de Bafang, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle de 2025.

Pour lui, la situation de la commune est le reflet d’un échec criant. « KWEMO et l’UMS sont une poubelle, une calamité pour le Haut-Nkam.», écrit-il, appelant à sanctionner le parti aux élections à venir.

Le ton est dur, les images fortes. « Bafang, cette ville laide», poursuit-il, dénonçant l’état délabré du centre urbain. Les mots claquent comme des gifles : « L’axe principal est simplement une honte, un scandale. »

Kuissu Gérard s’interroge surtout sur la crédibilité de la candidature de Pierre Kwemo. « Tu es maire depuis 2013. Tu fais 12 ans à un poste. L’unique route, je dis l’unique route, tu ne remblais pas les trous. C’est président qu’il veut être ? » Une phrase qui résume son incrédulité face aux ambitions nationales de l’ancien édile.

Les exemples fusent : l’absence d’une gare routière, la gestion approximative des ordures, les embouteillages mal régulés, les dos d’ânes sauvages, ou encore le trou « gros comme la tête d’un maire inutile » au carrefour Pachï. À ses yeux, tout cela symbolise l’immobilisme.

L’homme va plus loin en comparant Bafang aux autres chefs-lieux de l’Ouest. « De tous les chefs-lieux de département de l’Ouest, chers amis, Bafang, votre centre-ville est le plus laid », assène-t-il, citant Dschang, Mbouda, Bafoussam, Bandjoun, Baham ou encore Foumban, dont les routes principales sont, selon lui, mieux aménagées, bordées de trottoirs, de lampadaires et d’immeubles modernes.

Au-delà de la colère, cette sortie traduit un malaise profond. Peut-on ambitionner la présidence de la République quand la gestion d’une ville moyenne reste sujette à tant de critiques ? C’est la question que pose Kuissu Gérard à travers ses mots tranchants.

À l’heure où Pierre Kwemo se lance dans la conquête du pouvoir, ce témoignage met en lumière un défi majeur : convaincre que son expérience locale, malgré les critiques, peut se transformer en un projet national crédible.

Soumis à la vindicte populaire, le député du Haut-Nkam devra répondre à cette interrogation essentielle : comment espérer diriger le Cameroun quand Bafang, sa vitrine politique, reste décrite comme « une honte, un scandale » ?

Mimi Mefo Info Francais (Editor)

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