Sous la houlette du ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, l’État camerounais entend redonner un nouvel élan à la modernisation du réseau ferroviaire national. C’est dans cette perspective que s’est tenue, le 19 juin dernier, une session extraordinaire conjointe du Comité Interministériel des Infrastructures Ferroviaires (COMIFER) et du Comité de Transport Voyageurs (CTV). Objectif : accélérer les projets en cours, résoudre les blocages persistants et aligner les ambitions ferroviaires sur les exigences économiques actuelles, notamment dans le contexte du transport minéralier en forte croissance.
Au terme des travaux, plusieurs orientations concrètes ont été dégagées. En priorité, le gouvernement souhaite finaliser sans délai les procédures de financement liées aux projets du Programme quinquennal n°2, jugé crucial pour la transformation du secteur.
Parmi les urgences figurent également la réhabilitation des voitures voyageurs déjà en service, ainsi que l’acquisition de nouveaux trains modernes, dont les dossiers sont en attente de validation auprès de la haute hiérarchie de l’État.
Avec l’exploitation imminente des gisements de bauxite de Minim-Martap, la question du renforcement des lignes stratégiques prend une importance particulière. Les travaux d’aménagement de la voie Bélabo–Ngaoundéré doivent être accélérés afin d’assurer le transport futur des ressources minières dans des conditions optimales.
Des projets à court terme, comme les lignes Douala–Limbé, Douala–Ngaoundéré et Edéa–Kribi–Campo, dont les études de faisabilité sont déjà achevées, devraient également passer à la phase de mise en œuvre. Des négociations sont en cours avec des partenaires privés, dont le groupement AGL–CAMALCO, en vue de conclure des accords de réalisation.
Un appel à la coordination renforcée
Conscient des défis institutionnels, le ministre des Transports a insisté sur la nécessité d’une meilleure synergie entre les différents intervenants publics et privés. Il a plaidé pour un mécanisme de concertation renforcé, garantissant un pilotage cohérent et stratégique du développement ferroviaire.
Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè s’est dit satisfait de l’engagement manifesté par les parties prenantes et a exhorté chacun à faire preuve de pragmatisme et de célérité pour que les recommandations formulées se traduisent rapidement en actions concrètes.

