Le ministère des Finances (MINFI) assure que la participation du Cameroun au Roadshow de Londres, les 9 et 10 septembre 2026, ne visait pas à contracter de nouveaux emprunts pour l’État. Face aux interrogations sur les objectifs de cette mission, le département ministériel défend une démarche destinée à attirer davantage d’investissements privés dans l’économie camerounaise.

Conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, la délégation camerounaise a rencontré des investisseurs, des institutions financières et des représentants de la communauté d’affaires du Commonwealth. Les échanges se sont déroulés dans le cadre d’un Market Sounding organisé avec le Commonwealth Enterprise and Investment Council (CWEIC).
Selon les explications transmises à notre rédaction par une source proche du dossier, cette rencontre devait permettre au Cameroun de mieux comprendre les attentes du marché avant de proposer ses projets à d’éventuels partenaires financiers. Les discussions ont notamment porté sur les risques liés aux investissements, les garanties recherchées, les mécanismes de financement et les conditions nécessaires à la réalisation de projets à long terme.
Le MINFI soutient que l’enjeu n’était donc pas d’alourdir davantage la dette publique, mais de diversifier les moyens de financement du développement. Le recours aux capitaux privés, aux partenariats public-privé et aux mécanismes de partage des risques fait partie des pistes envisagées.
Pour le ministère, le Cameroun doit désormais parvenir à présenter des projets suffisamment structurés et rentables pour convaincre les investisseurs de s’engager. L’expertise technique, les garanties et l’accompagnement dans la durée sont également recherchés, au-delà des seuls apports financiers.
Aucune opération de levée de fonds n’a été annoncée à l’issue de cette mission. Les résultats du Roadshow dépendront des discussions à venir et de la capacité des autorités à transformer les contacts établis en investissements effectifs.