Le président du tribunal de première instance centre administratif de Yaoundé a rejetté hier la demande d’autorisation à assigner l’Etat du Cameroun à bref délai en cessation de voie de faits conte Maurice KAMTO.
Selon le porte parole du Collectif des avocats des personnes arrêtées en lien avec les marches du 22 septembre dernier, le président du tribunal a apposé lundi la mention “Rejet” en stylo Rouge sur la demande déposée pour la cause du Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Maître HYPPOLITE MELI explique que le président du tribunal a justifié sa décision par le défaut d’extrême urgence”.
L’avocat qui avait sollicité une autorisation a ester l’État Camerounais en justice contre l’assignation de fait à résidence de Maurice KAMTO trouve que son client est victime d’un “déni de justice”. Il promet d’exercer des recours contre la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé.
Marches
Le 19 septembre dernier au soir , une équipe mixte de policiers et de gendarmes prend possession du domicile du leader du MRC. On est à 03 jours des marches programmées par Maurice KAMTO pour le 22 septembre dans les villes du Cameroun.
Les autorités de Yaoundé qui craignent que les manifestations qui visent à demander le départ de Paul BIYA (au pouvoir depuis 38 ans), la résolution Pacifique de la crise dans les régions du nord ouest et du Sud ouest et la réforme du système électoral avant toute nouvelle élection n’aient une adhésion massive bloquent celui qui a été classé 2è à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 à son domicile sans prendre le soin d’acter cette mesure par une décision écrite.
Le 22 septembre les marches se tiennent dans plusieurs villes du Cameroun dont Douala principalement, Bafang, Dschang, Mbouda Baham etc. Maurice KAMTO n’a donc pas été à mesure d’y prendre part.
Et depuis lors il ne peut sortir de sa résidence. Plus de 500 militants et sympathisants de sa formation politique ont été arrêtés parmi lesquels des cadres du Parti dont son porte parole et conseiller Olivier BIBOU NISSACK, le trésorier national Alain FOGUE. Le MRC parle d’une volonté d’étouffer les libertés publiques.
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