Conflit intercommunautaire Moussey-Massa dans le Mayo-Danay : Le gouverneur de l’Extrême-Nord en mission de réconciliation
Le 8 décembre 2024, Midjiyawa Bakari, gouverneur de l’Extrême-Nord, a entrepris une visite cruciale dans les localités de Nouldaina et Gobo, au cœur du Mayo-Danay. Ces deux villages, respectivement fiefs des communautés Massa et Moussey, ont été récemment secoués par un violent conflit intercommunautaire lié à un vol de bétail, un différend qui a tragiquement dégénéré en affrontements sanglants.
Le bilan humain de ce conflit a marqué les esprits. Des vies perdues, des blessures physiques et émotionnelles profondes, mais aussi une fracture sociale menaçaient de plonger la région dans une instabilité prolongée. Conscient de la gravité de la situation, le gouverneur s’est rendu sur le terrain pour porter un message de réconfort, d’apaisement et de réconciliation au nom du chef de l’État.
À Nouldaina, fief des Massa, puis à Gobo, bastion des Moussey, Midjiyawa Bakari a délivré le même message empreint de compassion et de fermeté :
« Le sang qui a coulé est une tragédie pour tous. Ensemble, nous devons surmonter cette épreuve en prônant la paix et la cohabitation pacifique, piliers de notre vivre-ensemble. ».
Son intervention a été suivie avec une attention particulière par les populations locales, visiblement émues. Pour elles, la présence du gouverneur sur le terrain, malgré les tensions persistantes, est un signe fort de l’engagement des autorités à restaurer le dialogue et à promouvoir une paix durable.
Au-delà de l’apaisement des tensions, une lueur d’espoir a éclairé les visages des habitants : le retour vivant du lamido de Bougoudoum, Sa Majesté Voutsou Taïria. Arrêté et séquestré au Tchad lors d’une crise transfrontalière entre le Cameroun et son voisin, le chef traditionnel était au cœur des préoccupations des populations. Sa libération, intervenue après d’intenses négociations, est perçue comme une victoire collective et un symbole de résilience pour les deux communautés.
L’origine du conflit – un vol de bétail – reflète une problématique récurrente dans la région, où les tensions liées à la gestion des ressources naturelles et au respect des territoires communautaires s’exacerbent. Si les affrontements ont pu être maîtrisés, les séquelles sont visibles : des familles endeuillées, des habitations détruites, et une méfiance latente entre les deux communautés.
Les autorités locales, appuyées par le gouverneur, ont promis des mesures concrètes pour renforcer la sécurité, notamment en intensifiant les patrouilles dans les zones sensibles et en initiant des plateformes de dialogue pour prévenir de futures crises.
Midjiyawa Bakari a conclu sa tournée avec un appel poignant à la responsabilité collective :
« La paix n’a pas de prix. C’est ensemble que nous devons la construire, pour préserver notre région des forces de division. »
Cameroon's National Refining Company (SONARA) has partnered with Nigeria's Dangote Group and MRS Oil and…
Cameroonian banking executive Eric Intong Monchu has been appointed Group Managing Director in charge of…
À quelques heures du boycott de MTN Cameroon et d’Orange Cameroun annoncé pour ce vendredi…
L’archevêque de Bamenda, Andrew Nkea, a déploré les conséquences dévastatrices du conflit armé dans les…
Alors que les consommateurs camerounais préparent un boycott d’Orange Cameroun et de MTN Cameroon le…
The newly elected president of the Cameroon Renaissance Movement (MRC), Tiriane Balbine Nadège Noah, has…