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Dénouement: La justice désavoue le Maire de la ville de KRIBI

Guy Emmanuel SABIKANDA a été débouté hier par le Tribunal de Première Instance de Kribi statuant en matière correctionnelle pour faits non-établis. Rendu à la sixième audience hier, l’affaire n°6 du rôle a été mise en délibérée. C’est le Magistrat Abdoulaye, Président du Tribunal, statuant en matière correctionnelle qui a rendu le verdict. «Le journaliste est déclaré non-coupable, pour faits non-établis».

Une décision de justice qui, au-delà de la surprise a rassuré plus d’un citoyen à Kribi. «Je salue le courage de ce juge qui a décidé de dire le droit, même contre la volonté de ceux qui font la pluie et le beau temps à Kribi ” a déclaré Damien NTONYE, le point focal du Syndicat National des Journalistes du Cameroun, qui sortait de l’audience.

C’est le 07 Juillet dernier, que le Maire de la ville de Kribi, Guy Emmanuel SABIKANDA a servi une citation directe à Joseph ABENA ABENA, journaliste, Représentant Régional de La Nouvelle Expression dans le Sud. L’exploit de l’huissier de justice à la 4è charge près de la Cour d’Appel du Sud et les Tribunaux de Kribi, lui ordonne de comparaître devant le Tribunal de Première Instance de Kribi, le 17 Juillet suivant.

Le Maire l’accuse de diffamation, déclaration mensongère, injure, fausses nouvelles et outrage à une autorité publique. Il fait ainsi allusion à l’article paru dans La Nouvelle Expression du 20 Juin avec pour petite une: Kribi. QUAND LE MAIRE DEFI LE PREFET. L’affaire avait pris la cité balnéaire en haleine, d’autant plus que le Préfet de l’Océan se disait prêt à aller témoigner devant le tribunal sur la véracité des faits dénoncés par le journaliste.

Depuis la première audience jusqu’à cette sixième, le plaignant ne s’est jamais présenté au tribunal. A la cinquième audience, le Procureur de la République a fait des réquisitions relevant de graves entorses à la procédure pénale. Le Magistrat Boum Niteene Zacharie a relevé à l’attention du Président du Tribunal que l’organe de presse civilement responsable n’a pas été cité; que le Directeur de la publication, premier dans la chaîne des responsabilités n’a pas été cité; que le journaliste a été cité à tord dans la qualité de responsable de la publication; le non-respect des droits de la défense dans la citation qui ne mentionne nulle part que l’accusé avait 5 jours pour signifier la contre notification au Parquet.

Le Ministère Public dans ses décharges a insisté sur le caractère spécial de la loi qui régit les délits de presse au Cameroun. La parole avait été donnée à la défense du maire qui n’avait trouvé aucune objection aux réquisitions du Procureur de la République.

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