Désordre urbain à Maroua : les autorités montent au créneau
Depuis quelques jours, la ville de Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, est confrontée à une double crise : des inondations qui paralysent plusieurs quartiers et des retombées sanitaires inquiétantes, notamment une résurgence du choléra. En l’espace de deux semaines, cette maladie a déjà fait une vingtaine de victimes, dont un décès enregistré.
Dans cette ville, les rues sont désormais envahies par des flaques d’eau stagnante, les détritus s’accumulent et les véhicules sont garés de manière anarchique. Certains sont même abandonnés par leurs propriétaires, accentuant le désordre urbain. Les dégâts causés par l’eau, combinés à l’insalubrité, favorisent la prolifération de maladies et compliquent davantage le quotidien des habitants.
Malgré une interdiction formelle émise par le préfet du Diamaré, Jean Marc Ekoa MBARGA, pour décourager les dépôts anarchiques d’ordures, certains habitants continuent de faire la sourde oreille. Les rues sont devenues de véritables dépotoirs, alimentant une situation sanitaire déjà critique.
Face à l’ampleur de la situation, le préfet, accompagné de son état-major et du maire de la ville, a décidé de descendre sur le terrain. Il s’est rendu dans plusieurs quartiers inondés et insalubres, interpellant les habitants sur leur responsabilité dans cette crise. “Nous ne pouvons pas tolérer que notre ville devienne une décharge à ciel ouvert. Chacun doit faire preuve de civisme pour rétablir l’ordre,” a-t-il déclaré.
Lors de cette descente, des consignes strictes ont été données aux autorités municipales pour intensifier les opérations de nettoyage et désengorger les zones les plus touchées. Les populations ont également été invitées à collaborer pour éviter que la situation ne dégénère davantage.
En attendant une amélioration notable que ce phénomène de désordre urbain, Maroua reste suspendue entre les affres de l’insalubrité et les défis sanitaires. L’engagement des autorités suffira-t-il à changer la donne face à l’indiscipline de certains habitants ? Seul le temps le dira.
Dobgima Elvis Bonga, popularly known as Lexus in Bali, was shot dead at his business…
Fon Clement Ndzì II was reported dead on July 20, 2026, but in Komland, he…
Cameroonian opposition leader Issa Tchiroma Bakary has issued a direct appeal to the country’s defence…
Prominent Cameroonian technology entrepreneur Rebecca Enonchong has said a state debt-recovery agency of politically motivated…
For many Cameroonian parents living in the United Kingdom, one of the greatest fears is…
Le plus grand tournoi de football de l'année entre dans sa dernière ligne droite. Dans…