Au quartier Yassa à l’entrée de la ville de Douala, ils sont garés pour revendiquer leurs droits.
Eux ce sont les chauffeurs des corridors Douala- Ndjamena, Douala – Bangui. Ces dizaines de travailleurs crient leurs mal être. Un chauffeur sur place parle de 60 à 75 mille Francs CFA. Des salaires minables, mais également des licenciements abusifs, l’absence de contrats de travail pas d’affiliation à la CNPS.
Pour contourner les problèmes ainsi posés par les conducteurs, les patrons recruteraient des personnes non qualifiés pour conduire les camions. Les syndicats croient savoir que la mise à l’écart des conducteurs Professionnels explique la recrudescence des Accidents de la circulation impliquant des camions au Cameroun. Les syndicats demandent également l’application de la convention collective tripartite du secteur des transports. Elle lie le ministère des transports, les organisations professionnelles du secteur et la Caisse nationale de prévoyance sociale. La grève a pertubé la fluidité de la circulation pendant quelques heures à la pénétrante Est de Douala. Parmi les organisations à l’origine de cette cessation d’activité, le syndicat national des conducteurs routiers du Cameroun, l’union nationale des camionneus Professionnels du Cameroun.
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