Cameroon

Kribi : il assassine son colocataire et l’enterre dans une broussaille

Les faits se sont déroulés à Kribi dans la semaine du 11 aout dernier. Le suspect qui vient d’être arrêté par la Gendarmerie dit avoir tué son colocataire qui l’accusait d’avoir volé son téléphone.

On ne verra plus Maila Moïse, ses restes ont  été retrouvés dans un état de décomposition totale dans une broussaille au lieu-dit Londji à Kribi.

Selon les membres de sa famille, c’est depuis le 11 Août 2023 que ce débrouillard de la ville de Kribi n’avait plus été vu par ses proches. N’ayant plus de ses nouvelles, et constatant que son colocataire était aussi porté disparu, ses proches se sont résolus à déposer une plainte  auprès du procureur de la république de la localité de Kribi contre inconnu. L’enquête qui y a été ouverte a été confiée au service spécialisé de la gendarmerie.

A la gendarmerie, l’on ne faisait pas de secret que son colocataire qui était introuvable depuis lors, était le premier suspect. Repéré du côté de Douala par les enquêteurs, ce dernier avait échappé à deux reprises à une arrestation.

Se sentant en danger, le présumé criminel s’est enfoui du coté de Yaoundé. Quelques jours plus tard, il a été attrapé, menotté et conduit sous escorte à Kribi par les fins limiers de la gendarmerie, pour des besoins d’enquête.

Au cours de son interrogatoire, l’homme de la trentaine va d’abord nier les faits avant de passer aux aveux. Selon ses propres confidences,  il dit avoir tué celui avec qui il partageait la chambre après une vive  dispute avec ce dernier qui l’accusait d’avoir volé son téléphone.

Il aurait alors roué de coups sa victime jusqu’à ce que ce dernier perde la vie. « Il aurait ensuite emporté enfoui  la dépouille de sa victime dans une broussaille  du quartier Londji à Kribi. Lors de la reconstitution des faits, les gendarmes ont pu découvrir les restes d’ossements encore habillés par certains vêtements de la victime. Selon les enquêteurs, une autre piste est à exploiter. Celle de savoir si le présumé meurtrier n’a pas ôté les parties génitales de sa victime, pour un présumé trafic d’organes.

Joseph Essama

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