Prévu à Kribi du 15 au 17 décembre prochain, et interdit par l’autorité administrative, le doute persiste plus que jamais sur la tenue ou non du congrès ordinaire du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).
Rendu à quelques jours de la date prévue pour la tenue du congrès ordinaire du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), l’on ne se sait pas encore si le plus grand rendez-vous du parti de Cabral Libii aura lieu. C’est qu’alors que le parti le plus représenté à l’Assemblée nationale préparait son congrès, la sous-préfète de Kribi II, Suzane Bitanga après avoir autorisé la tenue de cette rencontre s’était avisée, mettant en avant des risques de trouble à l’ordre public. Depuis lors elle n’est jamais revenue sur sa décision.
La décision de l’autorité administrative s’appuyait sur les dissensions internes à cette formation politique. En effet, Robert Kona, l’un des cofondateurs du parti, a déposé une plainte au Tribunal de première instance (TPI) de Kaélé, dans la région de l’Extrême-Nord, pour contester la légitimité du leadership de Cabral Libii. Alors que la première audience est annoncée pour le 4 janvier prochain, l’autorité administrative a d’abord cru bon d’interdire la tenue du congrès.
Pour contester cette interdiction, le PCRN a saisi le juge de référé de Kribi, la semaine dernière ce dernier s’est déclaré incompétent pour statuer sur cette affaire. « Malgré tout, nous continuons de nous préparer pour ce congrès qui doit débuter vendredi prochain », fait savoir Aristide Eko’o, le secrétaire adjoint numéro 1 du PCRN.
Comment le PCRN va-t-il procéder ? A quelques jours du jour-dit, la réponse à cette question n’est pas un secret de polichinelle, tant la formation politique de Cabral Libii qui avait annoncé devoir utiliser tous les moyens de recours n’a pas encore donné sa position officielle.
De son côté, Robert Kona, l’auteur de la plainte contre Cabral Libii a réaffirmé son engagement a restaurer la légalité au sein de son parti, accusant au passage Cabral Libii de manipulation de l’opinion.
Pour le moment , Cabral Libii n’a pas déposé une nouvelle demande pour l’organisation de cette manifestation auprès du sous-préfet de Kribi II ou même auprès d’une autre autorité administrative. « On attend le mot d’ordre du président », fait encore Aristide Eko’o.
Et dans les coulisse, le comité d’organisation du Congrès continue de tenir ses réunions. Samedi dernier, l’honorable Cabral Libii publié les photos d’une réunion préparatoire à ce congrès. Vont-ils braver l’interdiction de l’autorité administrative ? Difficile à dire pour le moment.