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Massacre de Ngarbuh un an après: Une plaie béante…à cicatriser

Hier 14 février, les amoureux se sont dit des mots d’attention et d’estime. Une fête qui au delà de célèbrer l’amour charnel permet également de raffermir les liens entre amis, frères et sœurs bref au sein d’une famille.

Ces mots qui réchauffent les relations humaines, les mamans d’une demi dizaines d’enfants du village Ngarbuh dans le département du Donga Mantung, au Nord Ouest, n’ont pas eu ce plaisir. Elles qui ont vu leurs enfants calcinés dans un incendie orchestré le 14 février 2020 par des éléments de l’armée Camerounaise.

Un an après ces faits, le procès des mis en cause (des militaires et des membres de groupe d’autodéfense) est ouvert devant le Tribunal Militaire de Yaoundé. L’ouverture de ce procès est déjà un fait à saluer dans un pays où le Pouvoir n’a de cesse de couvrir les bavures même les plus barbares des éléments des forces de défense et de sécurité. Mais on ne doit pas s’arrêter là. D’après les avocats qui assurent la défense des familles victimes de ce massacre, certains militaires indexés par le rapport du gouvernement sur ce crime (15 morts d’après les sources officielles et 22 d’après la société civile) ne sont pas présents devant la barre.

Les membres des comités de vigilance non plus ne sont présents au procès tout comme le Ministère de la Défense Civile responsable du massacre ne s’est pointé. Ce clair obscur jette le discrédit sur le processus de recherche de la vérité et de correction (judiciaire) des personnes reconnues comme auteurs de ces assassinats. L’une des choses fondamentales pour panser et cicatriser la plaie béante que représente ce massacre c’est une sanction exemplaire des coupables devant la justice.

Pour l’instant, les familles portant les stigmates des disparitions tragiques de leurs enfants en sont, on peut l’imaginer, meurtries. L’État du Cameroun qui a remis (malicieusement) des appuis financiers (5 Millions par famille) aux familles il y a trois semaines, doit montrer sa bonne foi en assurant un déroulement serein, équitable et juste au procès et éviter de porter la hantise des morts de ce massacre sur sa conscience.

C’est la condition pour la paix des cœurs…et un test de sa volonté politique de réconciliation avec les hommes et femmes qui subissent les effets de la crise Anglophone.

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