Cameroon

Niat Njifenji exhorte le gouvernement à des mesures audacieuses pour améliorer la vie des citoyens

L’hémicycle du Sénat a résonné, d’un appel solennel à l’action. À l’ouverture de la session parlementaire de juin, traditionnellement consacrée au débat d’orientation budgétaire (DOB), le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, a exhorté aussi bien l’exécutif que les élus à intensifier leurs efforts en faveur des conditions de vie des Camerounais.

S’exprimant dans un ton grave mais résolu, Niat Njifenji a rappelé le devoir sacré des parlementaires : celui d’être les porte-voix des préoccupations citoyennes, particulièrement en matière de sécurité et de paix, dans un contexte où les défis intérieurs et extérieurs se multiplient. « En tant que mandataires du peuple, il est de notre responsabilité de faire remonter leurs inquiétudes les plus pressantes », a-t-il souligné dès les premières lignes de son discours.

Au cœur de ses préoccupations, plusieurs domaines-clés : santé, éducation, formation professionnelle, infrastructures, accès à l’eau potable, énergie, et lutte contre la vie chère. Un plaidoyer transversal, qui esquisse les contours d’un agenda politique axé sur la justice sociale et le développement durable. Le président du Sénat a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la couverture sanitaire et d’améliorer l’offre éducative, sans négliger les impératifs énergétiques et les attentes en matière de services de base.

Conscient des vents contraires sur le plan international — entre poussées populistes et tentations souverainistes — le président de la chambre haute du Parlement n’a pas éludé les contraintes actuelles. Mais pour lui, ces turbulences ne sauraient servir de prétexte à l’inaction. Il a ainsi invité le gouvernement à faire preuve d’initiative, notamment à travers des décisions économiques stratégiques, afin de consolider la résilience du pays face aux secousses multiples.

Dans cette perspective, l’année 2026 s’annonce cruciale. Le Sénat attend de l’exécutif des choix budgétaires et structurels clairs, capables non seulement de relancer l’économie, mais aussi de préparer le pays aux défis futurs. En toile de fond, la possibilité d’un collectif budgétaire semble se préciser : une mesure qui permettrait de réajuster les prévisions financières de l’État en fonction des évolutions conjoncturelles et des impératifs de trésorerie.

En somme, le message du président du Sénat est limpide : l’heure n’est plus à la gestion au fil de l’eau, mais à une gouvernance proactive, centrée sur l’humain, apte à répondre aux attentes d’un peuple en quête de mieux-être.

Gilles Noubissi

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