17h d’horloge. C’est le temps mis par la délégation permanente régionale du RDPC du Sud pour examiner le conflit sanglant au sein de la section de Kribi 2.
Les travaux étaient conduits par le professeur Jacques Fame Ndongo, président de la commission régionale des votes, son vice président, le ministre d’État Édouard Akame Mfoumou, et le gouverneur du Sud. Le ministre d’État Jacques Fame Ndongo a condamné “la marche illégale” des militants qui réclamaient justice auprès du préfet de l’océan, et “les voix de fait”. Mais les victimes n’ont eu droit à aucune considération. “On se serait attendu que le ministre d’État demande à rencontrer au moins ces militants hospitalisés ou même adresse quelques réconforts du parti, mais rien de tout cela” se plaint un militant ayant participé aux travaux. Que dit la circulaire du parti au sujet des agressions physiques au sujet d’un candidat traîné en justice?
Le ministre d’État est étrangement resté muet sur ces questions, renforçant pour certains observateurs et militants, son penchant prononcé pour le sénateur Grégoire MBA MBA, malgré ses exactions. C’est par un secrétariat que le gentle agreement a été saisi, et imposé aux deux leaders de signer, sans même qu’ils aient pris connaissance du contenu. On leur demandera aussi de s’embrasser devant les caméras. Le résultat de cette théâtralisation, c’est qu’un autre blocage a été observé ce jour même lors de la réunion préparatoire aux élections.
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