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Politique : L’épouse de BIBOU NISSACK monte au créneau

L’épouse de Olivier Bibou Nissack lance une campagne pour la libération de son mari. “Free Bibou Nissack!”, c’est le slogan de cette campagne formulé dans une lettre ouverte adressée au public hier (17 janvier 2022).Ce mouvement vise, d’après dame Bibou Nissack, à adopter des moyens d’action articulés autour du lobbying, du plaidoyer, des actions de communication et autour de la mise en relation de ceux et celles désireux de partager la considération à l’égard de Olivier Bibou Nissack. Cette campagne a, dans la même veine, pour objectif d’en faire autant à l’endroit de toute autre personne détenue dans des circonstances similaires à celles du porte-parole de Maurice Kamto. A travers cette plateforme, l’épouse de Bibou Nissack dénonce la condamnation arbitraire de son mari à sept ans d’emprisonnement ferme, les injustices multiformes dont il a été victime depuis le 22 septembre 2020 et toutes les formes d’oppression et humiliations qu’il a subies durant son séjour carcéral depuis les geôles de la Direction régionale de la police judiciaire jusqu’à la prison centrale de Yaoundé en passant par le Secrétariat d’État à la défense (Sed). “Le cas de mon époux ne doit pas,en effet, occulter le sort identique subi par de nombreux autres de ses camarades et compagnons de parti politique ou non, tous eux aussi, objets de l’arbitraire”, écrit-elle dans sa lettre ouverte.L’épouse du porte-parole de M. Kamto appelle donc tous les concitoyens épris de justice à “former, d’ores et déjà, une communauté qui se donne du courage et se motive mutuellement durant le temps que dure cette épreuve injuste tout en œuvrant, avec détermination, à son interruption”. Aussi invite-t-elle les traditionnelles voix des sans voix à défendre cette cause et à devenir, par la même occasion, la voix de Bibou Nissack. “Qu’il en soit ainsi, car cette campagne, au-delà de la seule personne de Monsieur Bibou Nissack, mon époux, vaut aussi, en réalité, pour tous ceux et celles qui se retrouvent aujourd’hui éloignés arbitrairement de leurs familles et de leurs proches, et ainsi prisonniers de conscience emprisonnés pour leur engagement politique ou pour avoir librement exprimé des opinions jugées dissidentes”, précise -t-elle. Meurtrie, cette dame relate comment son époux avait été enlevé de son domicile conjugal de façon extrajudiciaire sans qu’aucun mandat ne lui soit brandi et sous ses yeux alors qu’elle était enceinte. Elle mentionne qu’en début d’après-midi du 22 septembre 2020, son mari avait été conduit sous bonne escorte par le commissaire de police, Mendouga et ses hommes pour, soi-disant, une rencontre ordonnée instamment par le Délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele. “Contrairement à ce qui avait été annoncé de façon mensongère par ce fonctionnaire de la sûreté nationale, soutient-elle, son époux n’avait pas été conduit dans les services de la Dgsn, mais il avait d’abord séjourné, durant trois jours, dans une cellule infecte et surpeuplée de la Direction régionale de la police judiciaire du Centre avant d’être transféré au Service central de recherches judiciaires du Secrétariat d’État à la défense (Sed) en charge de la gendarmerie nationale”. C’est, d’ailleurs, dans ce dernier lieu que Bibou Nissack sera détenu à l’isolement total et complet en cellule du 24 septembre au 3 novembre 2020. Il y sera strictement et systématiquement privé de lecture, de moyens d’information, voire du simple nécessaire pour écrire. “A l’occasion, ajoute dame Bibou Nissack, les reproches faits à mon mari et qui vont motiver les abus extrajudiciaires nombreux et incessants, dont il est la cible depuis lors sont principalement sa loyauté infaillible à son leader politique et le refus de trahir ce dernier envers et contre tout”. Cette dernière conclut à la thèse suivant laquelle il s’agit du crime de la compétence et du talent.En rappel, le porte-parole du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) a été condamné le 27 décembre 2021 à sept ans d’emprisonnement ferme par le Tribunal militaire de Yaoundé pour “révolution, rébellion et attroupement”.Source : Serges Aimée BIKOI.

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