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Que sait-on 24 heures après des émeutes meurtrières de Nkoteng ?

Que sait-on 24 heures après des émeutes meurtrières de Nkoteng ? – Quelques heures après les émeutes qui ont fait plusieurs victimes dans les localités de Mbandjock et Nkoteng, les autorités administratives, ont organisé une réunion ce mercredi 05 février entre les chefs de communauté et toutes les parties prenantes dans l’objectif d’apaiser les tensions qui sont encore visibles auprès des communautés de ces deux arrondissements du département de la Haute-Sanaga dans la Région du Centre. 

Selon le gouverneur de la Région du centre, Naseri Paul Béa, le bilan des émeutes qui ont éclaté hier entre les employés de la Sosucam et les forces de l’ordre font état d’un ouvrier tué et 11 blessés, dont 1 civils et 10 du coté des forces de l’ordre. L’autorité administrative a indiqué que deux policiers ont été grièvement bléessés. En plus, 150 hectares de plantations de canne à sucre ont été brûlés, et des écoles et commerces ont été fermés.

Comme grandes résolutions prises au cours de la rencontre afin ramener le calme, le gouverneur a prescrit la fermeture des débits de boissons traditionnelles.

Hier mercredi, des manifestations ont éclaté entre la police et près de 3000 employés de la Sosucam qui dénonçaient certaines pratiques managériales de la direction de l’entreprise.

Selon des sources, tout est parti de la grève organisée depuis près de 8 jours par les 3000 employés de cette société. Les forces de l’ordre venues pour encadrer la manifestation ont tenté d’embarquer de force certains manifestants. C’est ainsi que tout a dégénéré poussant les policiers à faire usage des lacrymogènes et des balles réelles.

Une personne a été tuée, tandis que plusieurs autres ont été blessées. En représailles, les manifestants ont incendié des plantations de cannes à sucre et vandalisé des écoles et services administratifs.

Dans un communiqué publié ce soir le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) de Cabral Libii, a dénoncé une situation inacceptable qui « révèle, une fois de plus, les tensions profondes qui existent entre les travailleurs et la direction de l’entreprise.

Le respect des droits des salariés est un principe fondamental qui ne saurait être bafoué. Nous appelons la Sosucam à prendre toute la mesure de cette crise et à engager un dialogue sincère avec les travailleurs pour une solution juste et durable. Il est impératif que les ouvriers soient rémunérés à la hauteur de leurs efforts et dans des conditions conformes à la dignité humaine », a écrit l’honorable Cabral Libii. Avant d’exhorter « les autorités à garantir le respect des droits des travailleurs et à éviter toute escalade de la violence ».

Mimi Mefo Info

Joseph Essama

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