C’est au sein même du centre international de Yaoundé que le trafic de fausses cartes de vaccination s’opérait, jusque là, sans inquiétude. Des employés exigeaient le payement de la somme de 50 milles Fcfa, en échange d’un carnet de vaccination. Une infirmière soupçonnée d’appartenir à ce réseau, avait déjà été suspendue pour une durée de trois mois renouvelables par le ministre de la santé publique. Les doutes qui existaient se sont donc confirmés il y’a quelques jours.Tout part d’une fausse carte de vaccination portant la signature du Dr Yanne Emmanuel Ntsobo Njoh Bolo Bolo, chef du centre international de Yaoundé. Le détenteur de cette carte avait un voyage hors du Cameroun mais n’était pas disposé à recevoir le vaccin. Après plusieurs tractations, il l’aurait finalement obtenu auprès d’un personnel du centre, sans avoir reçu d’injection. Pourtant, les cartes de vaccination ne sont délivrées qu’à toutes les personnes vaccinées contre le virus mortel. Ces cartes portent un numéro de série spécifique, le nom de la personne vaccinée, le vaccin reçu, l’établissement de santé où le vaccin a été administré et le nom du personnel qui a délivré le vaccin. Les autres informations résumées sur les cartes sont le dossier médical du client.Selon Dr Shalom Tchokfe Ndoula, secrétaire permanent du Programme élargi de vaccination (PEV), toutes les informations marquées sur cette carte de vaccination sont déclarées dans le registre de vaccination de l’établissement de santé correspondant pour la traçabilité. « A ce stade, toutes les personnes vaccinées sont progressivement inscrites dans la base de données en ligne du ministère de la Santé publique. Le réseau est bien vaste selon les autorités Camerounaises, qui annoncent que toute personne impliquée sera interpellée à Yaoundé et dans les autres villes à travers le pays.Un scandale qui éclate alors qu’elle pays s’apprête à lancer la troisième phase vaccinale le 5 novembre prochain, pour les personnels de l’État, dans toutes les administrations publiques.