La rentrée scolaire est officiellement effective dans la région de l’Adamaoua, avec un accent particulier sur la mobilisation pour l’excellence académique. Le gouverneur, Kildadi Taguiéké Boukar, a entamé une tournée dans plusieurs établissements publics et privés, du primaire au secondaire, réaffirmant l’ambition de hisser la région à la première place nationale aux examens et concours officiels.
Au cours de cette tournée, le gouverneur a insisté sur nécessaire de toutes les parties prenantes (enseignants, élèves, parents et encadreurs) pour atteindre cet objectif. « L’éducation est une responsabilité collective », a-t-il souligné, invitant chacun à jouer son rôle.
Mais derrière cette ambition se cache une réalité plus dure pour de nombreuses familles. Dans la région, cette période de soudure, marquée par une tension économique et un accès limité aux ressources, rend difficile le financement de la rentrée.

De nombreux parents peinent à fournir les fournitures scolaires, uniformes et frais de scolarité, malgré la volonté de voir leurs enfants réussir.
Dans certaines localités, les écoles ont ouvert leurs portes, mais l’absence de moyens pour certains élèves reste un défi majeur. La détermination du gouverneur et des enseignants se heurte donc aux réalités économiques des ménages, soulignant que la réussite académique dépend non seulement de l’effort des élèves et des enseignants, mais aussi du soutien indispensable des familles.
Alors que l’Adamaoua affiche ses ambitions pour l’excellence, les regards se tournent désormais vers la mobilisation collective afin que chaque enfant, quelles que soient les difficultés, ait les mêmes chances de réussite.
