Dans l’arrondissement de Dargala, département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord du Cameroun, la rentrée scolaire 2025 s’est ouverte dans un climat de grandes difficultés. Dans les cantons de Kahéo et Djoulgouf, plusieurs enseignants n’ont pas pu rejoindre leurs établissements. La cause : des routes impraticables, noyées par les inondations qui paralysent la circulation et isolent de nombreux villages.

Sur le terrain, les populations décrivent une situation préoccupante. Les cours d’eau, gonflés par les pluies torrentielles, ont coupé l’accès à plusieurs localités, compliquant ainsi l’arrivée du corps enseignant et la distribution du matériel pédagogique. Dans certains établissements, la rentrée s’est faite sans encadrement, laissant les élèves livrés à eux-mêmes.
L’absence remarquée de certains responsables administratifs dans ces zones aggravées par les intempéries ajoute à la frustration des parents et des élèves. Beaucoup redoutent que ce scénario se prolonge au moins jusqu’en octobre, compromettant sérieusement le bon déroulement de l’année scolaire.
Dans les zones reculées, les salles de classe restent vides, témoignant de la dure réalité que vivent ces communautés déjà fragilisées par les crises récurrentes. Ici, la rentrée n’a pas le goût habituel de retrouvailles et d’espérance, mais plutôt celui d’un défi quotidien pour accéder au droit fondamental à l’éducation.