L’archevêque de Bamenda, Andrew Nkea, a déploré les conséquences dévastatrices du conflit armé dans les régions anglophones du Cameroun. Il a rappelé que tout pays qui jouit de la paix doit œuvrer à sa préservation.

Dans un récent entretien accordé à Vatican News, le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun a souligné qu’il est difficile de retrouver la paix une fois qu’elle est perdue. Il a exhorté les nations qui vivent déjà en paix à tout mettre en œuvre pour la préserver.
« La paix n’a pas de prix. La paix est quelque chose que l’on ne peut pas acheter avec de l’argent. Lorsque vous la perdez, il n’est pas du tout facile de la retrouver », a-t-il déclaré. « J’encourage tous ceux qui vivent dans des pays en paix à tout faire pour ne pas perdre cette paix, et ceux qui vivent dans des pays déchirés par la guerre à travailler très dur pour la rétablir dans leurs communautés. Après tout, Jésus-Christ est le Prince de la paix. »
Le prélat déplorait ainsi le lourd bilan du conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ce conflit, qui approche de ses dix ans, a fait plus de 10 000 morts, selon les estimations d’organisations non gouvernementales.
Le message de l’archevêque Nkea intervient quelques mois après la visite du pape Léon XIV au Cameroun, en avril dernier, au cours de laquelle la paix a occupé une place centrale. Le souverain pontife s’était également rendu à Bamenda, l’un des principaux foyers du conflit armé, où il avait appelé à la paix, au pardon et à la réconciliation. Il avait aussi libéré plusieurs colombes en symbole de paix.
Afin de préserver le message de paix du pape, Andrew Nkea prépare un nouvel ouvrage intitulé Le Catéchisme du pape Léon XIV sur la paix. Ce livre entend apporter des réponses à 100 questions essentielles sur la paix, en s’appuyant sur le message du souverain pontife à ce sujet.