L’horreur a de nouveau frappé l’Extrême-Nord. Ce vendredi 14 novembre 2025, vers 12 h 15, l’axe Dabanga–Gassama s’est transformé en zone de mort lorsqu’un commando de Boko Haram a tendu une embuscade meurtrière à un véhicule Peugeot 504 en direction de Kousseri.

D’après des témoins, les assaillants, lourdement armés, ont surgi en plein jour. Le chauffeur, Bichara Mihimit, a tenté l’impossible : accélérer pour arracher ses passagers au piège. Mais sa course s’est arrêtée sous les balles. Abattu sans sommation, son dernier geste aura été un acte de courage.
Le véhicule neutralisé, les terroristes ont embarqué tous les passagers. Aucune trace, aucune revendication, aucune information sur leur sort. Un silence glaçant qui nourrit la peur et ravive la colère des familles déjà éprouvées.
Cette attaque vient rappeler, avec brutalité, la vulnérabilité persistante du corridor Dabanga–Gassama, devenu l’un des itinéraires les plus dangereux de la région.
Malgré les opérations sécuritaires en cours, les incursions s’enchaînent, laissant une population livrée à l’incertitude.
Les autorités sont en état d’alerte maximale. Des recherches auraient été lancées pour tenter de localiser les otages, mais le terrain, vaste et hostile, complique toute intervention rapide.
Pendant ce temps, Dabanga et Gassama retiennent leur souffle… une fois de plus.
