Les travaux en bâtiment sont en arrêt depuis deux semaines et demie dans la capitale régionale du Sud à Ebolowa.
Cette situation entraîne le chômage et son corollaire de problèmes sociaux. Maçons, frappeurs de parpaings, et vendeurs de quincailleries sont ainsi aux abois. Cette pénurie est causée par les incompréhensions entre le ministère du commerce et les vendeurs. Le premier impose le prix homologué, alors que les seconds se plaignent de ne pas pouvoir rentrer dans leurs économies au regard des dépenses de transport et de manutention.
Les fournisseurs qui ne veulent pas tourner à perte ont décidé d’éviter la destination d’Ebolowa. Et fur et mesure que les jours passent, la tension sociale monte. Plusieurs observateurs pointent un doigt accusateur sur le gouvernement de la République qui, disent-ils, se limite à fixer les prix dans les bureaux, sans examen les différents enjeux de toute la chaîne de distribution du ciment depuis l’usine jusqu’au consommateur final.
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