Un fait divers devenu viral ces dernières heures en Côte d’Ivoire illustre les dérives liées aux transactions mobiles malveillantes. Un homme a été interpellé par la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) après avoir reçu par erreur un transfert de 1.250.000 FCFA sur son compte mobile. Au lieu de signaler l’erreur ou de restituer la somme à son propriétaire légitime, il aurait immédiatement retiré l’argent, éteint son téléphone, puis brisé sa puce, rendant toute communication impossible.
Selon les informations confirmées par la PLCC, l’intéressé a délibérément ignoré les multiples tentatives de contact du véritable expéditeur, qui avait rapidement réalisé son erreur et tenté de récupérer les fonds. Malgré les supplications du propriétaire légitime, l’homme aurait utilisé l’argent à des fins personnelles, refusant tout dialogue.
Face à cette situation, l’expéditeur n’a eu d’autre choix que de porter plainte. Une enquête a aussitôt été ouverte par la PLCC, qui a permis de localiser et interpeller le mis en cause. Ce dernier a été conduit devant le parquet pour répondre de ses actes.
La PLCC rappelle que l’appropriation frauduleuse de biens appartenant à autrui, même en cas d’envoi ou de réception par erreur, constitue un délit puni par la loi. En droit, ce type d’acte relève de l’abus de confiance ou du vol, selon les circonstances, et expose le contrevenant à des poursuites pénales.
> « Recevoir un montant par erreur ne vous donne aucun droit de le conserver. La loi est claire : l’appropriation d’un bien sans le consentement de son propriétaire est illégale et passible de sanctions », précise un communiqué de la PLCC.
Ce cas vient rappeler à tous les utilisateurs de services de transfert d’argent mobile l’importance de vérifier avec soin les numéros de téléphone avant validation d’un envoi, mais aussi le devoir moral et légal de restituer toute somme perçue par inadvertance. L’enquête suit son cours, et le mis en cause pourrait être jugé dans les prochains jours.

