Dans une déclaration conjointe, les employés de maison dénoncent la maltraitance et le mauvais traitement salarial qu’ils subissent dans le cadre de leur travail.
Chauffeurs, nounous, jardiniers et femmes de ménage de la ville de Kribi n’en peuvent plus. Vendredi dernier, ceux-ci n’ont pas manqué de lancer un cri de détresse pour dénoncer leur mauvais traitement et conditions de travail. « C’est nous qui cuisinons pour les propriétaires de grosses maisons et grosses voitures. C’est nous qui gardons propres leurs jardins, leurs vêtements et leurs enfants. Mais en retour nous ne recevons que dédain, mépris, salaires de catéchiste. Non ! Nous voulons un traitement plus humain », indiquait un travailleur de maison.
Les travailleurs domestiques ont ainsi profité de cette journée pour sensibiliser et faire un plaidoyer pour une meilleure prise en compte de leur métier. « Nous ne sommes pas des objets nous ne sommes pas des esclaves. Nous méritons un traitement digne de la part de nos employeurs. Le travail domestique est un métier au service des autres qui demande notre respect ».
Si le cri de détresse est venu de Kribi, il faut le dire qu’en général les travailleurs domestiques au Cameroun en général travaillent pour la plupart dans des conditions alarmantes. Certains gagnent parfois des salaires qui ne valent pas la moitié du SMIG. D’autres sont surexploités, maltraités et brimés. Une situation qui devrait interpeller le ministère du travail et de la sécurité sociale.
A.A
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