Cela fait deux semaines que des centaines de familles ont été déguerpies de leurs maisons dans les encablures de l’aéroport international de Douala.
Aujourd’hui sans abris, elles attendent désespérément une réaction des autorités allant dans le sens de les recaser. Sauf que jusqu’ici les autorités brillent par leur mutisme. Pour faire entendre leur voix, ces populations se font accompagner désormais par des associations et des membres de la société civile.
Aussi, de nombreux parents sont sans nouvelles de leurs fils, interpellés durant l’opération de casses. Un abus de pouvoir selon les responsables des ONG qui déclarent aussi avoir recensé certains propriétaires des maisons détruites qui possèdent des titres fonciers. Ils comptent intenter des actions en justice afin que les concernés soient rétablis dans leur droit. Aujourd’hui sans domicile fixe, ils sont nombreux qui ont trouvé refuge dans des écoles, des églises, où ils passent désormais leurs nuits dans des conditions exécrables qui plus en pleine saison pluvieuse. Ce cri de détresse lancé en direction des autorités sera t-il entendu? Faudra encore attendre pour être fixé.
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