Face à l’horreur qui frappe le Sud-Ouest, Maurice Kamto a lancé un appel à un deuil national suite à la mort de neuf militaires en moins de 24 heures dans le cadre de la guerre civile qui sévit depuis huit ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les attaques, survenues notamment à Malende dans l’arrondissement de Muyuka, illustrent l’ampleur du conflit et la vulnérabilité persistante des forces sur le terrain.
Le vendredi 5 septembre, une patrouille militaire a sauté sur un engin explosif improvisé, causant la mort immédiate de sept soldats et laissant deux autres gravement blessés, dont l’un est décédé par la suite. Le samedi 7 septembre, un gendarme a été tué dans la même zone, portant à neuf le nombre de militaires tombés les armes à la main en l’espace de 24 heures. Parmi eux, de très jeunes soldats, dont l’un n’avait que vingt ans et venait de terminer sa formation militaire quatre mois plus tôt.
Dans sa déclaration du 6 septembre, Maurice Kamto a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes et les forces de défense et de sécurité, et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a exhorté le Président de la République à manifester compassion et humanisme à travers un geste officiel, comme la proclamation d’une journée de deuil national, afin de rendre hommage non seulement à ces jeunes soldats, mais également aux milliers de civils et militaires déjà tombés dans ce conflit prolongé.
