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Drame de MAUTU: L’enquête de Human Rights Watch pointe l’armée Camerounaise

L’ONG de défense des droits de l’homme revient à la charge et dévoile à nouveau le visage odieux de la crise Anglophone qui secoue le NOSO du Cameroun depuis 2016. Human Rights Watch accuse cette fois l’armée de meurtres de 9 civils dans le village Mautu dans la région du Sud Ouest; le 10 janvier dernier. Parmi les victimes, une femme et un enfant de 06 ans. Des civils gravement blessés et des maisons pillées selon les révélations faites par Ida Sawyer la directrice adjointe pour l’Afrique à HRW.

Témoins

Selon elle, 17 témoins ont été interrogés par téléphone, dont 5 proches des personnes tuées. Elle indique aussi avoir les noms des victimes, des photos des enterrements et autres documents et témoignages qui attestent de ce que l’armée Camerounaise a bel et bien menée un raid dans ce village. De plus Medecins Sans Frontières (MSF) a révélé durant la même période avoir traité 4 personnes blessées par balle dont un enfant.

Sur la base de l’enquête menée auprès des populations de Mautu et des autres sources, HRW déclare avoir soumis une correspondance le 22 janvier dernier au commandant Atonfack, porte parole de l’armée. Dans sa réponse, envoyée le 26 janvier, l’armée rejette en bloc toutes les accusations à son encontre, évoquant des éléments fabriqués dans le but de la discréditer une fois encore.

Le porte parole a admis que les soldats du 21e bataillon d’infanterie motorisée ( BRIM) avaient mené une opération dans le village Mautu, mais n’a pas reconnu que les troupes avaient tué et blessé des civils.

HRW ne lâche pas prise et demande des explications au gouvernement Camerounais, et à l’union africaine et aux nations unies, d’ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les meurtres de Mautu, afin que les coupables soient poursuivis. Dans cette localité, la vie n’est plus la même, les habitants ont déserté les lieux pourtant il y’a peu c’était encore un lieu où les populations se ravitaillaient en nourriture et autres produits de grande nécessité. Un nouveau feuilleton dans ce conflit armé qui dure depuis fin 2016 dans les deux régions anglophones du Cameroun, qui a fait de milliers de morts et de déplacés.

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