Dans cette région reculée du Cameroun, encore marquée par les stigmates de l’insécurité et des inondations récurrentes, les enseignants ont célébré avec courage et émotion la Journée internationale des enseignants.

Placée sous le thème « Redéfinir l’enseignement en tant que profession collaborative », la célébration a pris des allures de témoignage vivant. À travers une prestation théâtrale citoyenne, ces hommes et femmes de lumière ont raconté leur quotidien, fait de défis, de sacrifices et d’espoir.



Sur scène, entre rires et larmes, ils ont rappelé que derrière chaque élève qui apprend, il y a un enseignant qui endure — parfois sans salaire régulier, sans logement décent, ni sécurité. Dans les zones de crise comme le Logone et Chari, beaucoup continuent d’enseigner sous des abris de fortune, parfois au péril de leur vie, simplement pour que le flambeau du savoir ne s’éteigne pas.
« Nous ne demandons pas la gloire, seulement la reconnaissance et la paix pour continuer à enseigner », a confié une institutrice de Kousseri, la voix tremblante mais fière.
Cette célébration n’a pas seulement été un moment de reconnaissance, mais aussi un cri du cœur — un appel à la nation pour valoriser davantage ceux qui façonnent les consciences malgré les épreuves.
Les enseignants du Logone et Chari ont conclu la journée en rendant hommage à leurs collègues tombés ou déplacés à cause des crises, tout en réaffirmant leur engagement : former ensemble pour transformer le monde.
Par : Bachirou Elhadji BDO
