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Insécurité : Douala traumatisée par les “microbes”

Ces groupes de délinquants ont créé la peur dans divers quartiers de la capitale économique. Reportage.

La ville de Douala se réveille au calme ce mercredi 14 décembre 2022. Mais dans la capitale économique du Cameroun, les citoyens se rappellent d’une soirée bien agitée hier 13 décembre. ” J’ai eu la peur de ma vie” se remémore Achile, assis dans un restaurant à Akwa. Akwa le quartier commercial de la ville où de jeunes armés de machettes, coûteaux et gourdins ont pourchassé les habitants. Mais le fieff des évènements c’était à New bell ce quartier du 2è arrondissement de Douala réputé pour la délinquance de ses jeunes.

Là bas, des personnes ont vu leurs effets personnels être arrachés, et violentés. Il en est de même de Bessengue. Immédiatement la nouvelle s’est répandue dans le reste de la ville. On a ainsi connu de vastes mouvements de personnes à divers endroits. Le cas du carrefour AGIP où les usagers ont fui concomitamment vers le lieu dit 3 morts. D’autres mouvements de personnes ont été vécu à Maképè, à Bonamoussadi.

Mais également à Ndokoti. ” Le benskineur m’a laissé, je quittais du boulot je comprends seulement : Fuyez! Fuyez! Microbes. Si dans un carrefour tu vois déjà plus de 10 personnes fuient il faut d’abord toi même te chercher avant de demander qu’est-ce qui s’est passé. J’ai encore peur de descendre parce que je ne connais pas qui je vais croiser devant moi” relate Yannick, un employé du secteur privé habitant le quartier Dogbong.

Dans la fuite des microbes, beaucoup se sont blessés. Le cas de Stéphanie. Jeune cadre d’assurance, elle a été bousculée par les habitants lors d’un mouvement de personnes au lieu dit Rond Poulin au quartier Makèpè. Plusieurs autres personnes ont également été blessées à Akwa, Dokoti, Bonamoussadi mais également à Ange Raphaël où les étudiants ont également paniqué et fuyaient pour se réfugier qui dans des maisons qui dans des commerces.

Pertes économiques.

Mais l’autre conséquence de cette panique c’est l’arrêt des activités commerciales. De nombreux espaces de divertissement, de vente de vêtements, shopping, super marché ont interrompu leurs activités plutôt que d’habitude. ” J’étais dans mon bar. j’ai entendu les noirs- noirs tous mes clients se sont enfui ils ont cassé les verres, les tables ils sont partis. Même avec l’argent. On a fait tout entrer on a fermé. La panique. Tous les voisins fermaient je ne pouvais pas rester là. D’autres sont tombés” regrette Elisabeth, tenancière d’un bar non loin de Dokoti.

Mais si les microbes ont sévi dans la ville de Douala, Certaines zones ont simplement connu des scènes de panique. Car la seule information sur la présence de ces délinquants armés qui dépouillent tout le monde suscite une grosse frayeur. Par endroits, les populations se sont barricadés sans qu’il n y ait véritablement de danger. Dans ces entrefaites, des patrouilles de police et gendarmerie ont été fortement déployé dans la ville pour rassurer les citoyens.

Le phénomène des microbes intervient après le décès d’un jeune homme, le nommé Zidane ARAFAT. La vingtaine, il a été atteint par une balle tirée par un gendarme à Makéa (quartier d’insécurité) alors que les forces de l’ordre étaient arrivés pour arrêter des dealers. Mort lundi le 12 décembre dernier à l’hôpital Laquintinie, ses amis avaient forcé l’enceinte de la formation hospitalière pour récupérer sa dépouille. Après la récupération du corps et l’inhumation par les forces de l’ordre, ils avaient promis se venger. Est-ce une conséquence de cette rancune des jeunes de makea, un quartier de délinquants de Douala ? On le devrait le savoir peut être ce jour.

Le Gouverneur de la Région du littoral prévoit une déclaration sur la résurgence de ce phénomène de microbes ce mercredi dans ses services.

Mimi Mefo Info

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