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Jean Baptiste Bokam est mort

L’ancien Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie, Jean Baptiste Bokam est mort au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé. L’homme de 73 ans n’a pas survécu à une attaque cardiaque qui l’a foudroyé ce soir du 16/01/2024, apprend-on de sources familiales. Le natif du village Bagbezé 1, dans l’arrondissement d’Angossas, département du Haut-Nyong s’en va laissant dans la tristesse, ses amis et connaissances et notamment ses camarades du RDPC.

Président du Conseiller d’Administration de la BICEC, et haut commis de l’État (Ancien ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, ancien Secrétaire d’État aux Travaux Publics), Jean Baptiste Bokam a fait ses études primaires à l’école Saint Jean Bosco d’Esseng, dans le Haut Nyong. Après l’obtention de son Certificat d’Etudes Primaire en 1965, il s’inscrit au secondaires au petit séminaire Libermann de Doumé. Entre 1969 et 1970, il obtient successivement son Brevet des Etudes du Premier Cycle et son Probatoire, puis son baccalauréat en juin 1971, avant de s’inscrire à la Faculté de droit et sciences économiques de l’Université de Yaoundé I. Il en sort nanti de sa licence en 1976.

Recruté comme attaché de direction avec rang de chef de service, à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale en 1976, celui qui fut jusqu’à sa mort membre du Comité central du Rdpc obtient 1978 une bourse pour poursuivre ses études au Centre national d’études supérieures de sécurité sociale de Saint-Étienne en France. Il revient au Cameroun nanti d’un DES de Sécurité sociale et un DEA en Sciences économiques. De retour au pays, rentre à la CNPS jusqu’en 1988, date de son entrée au gouvernement.

Président du Conseil d’Administration de la BICEC depuis 1990, Jean Baptiste est nommé deux ans avant Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale (du 16 mai 1988 au 9 avril 1992). Il est tour à tour Ministre des travaux publics et des transports (du 9 avril au 27 novembre 1992), Ministre des Travaux publics (du 27 novembre au 7 décembre 1997). En 2011, il est nommé Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des anciens combattants et victimes de guerre. En 2015, il est nommé Secrétaire d’état auprès du ministre de défense chargé de la gendarmerie nationale. Il occupe ce poste jusqu’en 2018 avant d’être remplacé par Gallas Yves Landry Etoga.

En 2018, une certaine presse avait annoncé que Jean Baptiste Bokam au cœur des démêlés judicaires avait fui le pays. Ce dernier était revenu le 23 mars 2018, dans l’attitude d’un héros de film de guerre, seul survivant à la fin d’un carnage. Il avait alors pris la parole lors d’une cérémonie de pose de la première plaque de l’immeuble-siège de la Bicec au quartier Bananjo à Douala et avait dénoncé une cabale.

Joseph Essama

Joseph Essama

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