L’activiste Ramon Cotta entre la vie et la mort

Enlevé au Gabon et extradé à Yaoundé, l’activiste Camerounais Ramon Cotta, connu pour ses critiques virulentes envers Paul Biya se trouve hospitalisé dans un hôpital de Yaoundé après avoir subi des traitements dégradants et inhumains.

Sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux, on peut voir l’homme couché sur un lit d’hôpital de Yaoundé, dans un état inconscient. Le nom de l’hôpital n’a pas été dévoilé, mais nous apprenons que l’activiste a ete torturé depuis le Gabon, jusqu’au Secrétariat d’État à la défense où il est détenu.

L’on apprend que les ennuis de Ramon Cotta sont partis après que ce dernier a ouvertement critiqué l’augmentation des frais consulaires au Consulat du Cameroun au Gabon. Des sources soutiennent que l’ambassadrice Ondoua Ateba aurait joué un rôle dans l’arrestation de l’activiste.

La semaine dernière, le jeune camerounais qui résidait au Gabon avait été enlevé par des personnes en costume, avant de se retrouver entre les mains de la police camerounaise.  

Au sein de la société civile, cette arrestation ne passe pas. Plusieurs organisations et leaders de la société civile ont appelé à sa libération immédiate et sans conditions. Maitre Ntimbane Bomo a dénoncé une extradition en violation du droit international et de celui communautaire CEMAC portant sur l’extradition, dont le Gabon et le Cameroun sont pourtant parties. « Il est un secret de polichinelle que notre compatriote milite pacifiquement et appelle depuis des années à la fin du régime de Yaoundé, comme de nombreux autres camerounais. L’Accord de la CEMAC  sur l’extradition interdit pourtant des extraditions  pour des  « “opinions politiques”, ainsi que   l’article 3 de la Convention des Nations-Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants adopté 10 décembre 1984,transposée  dans les législations gabonaise et camerounaise », a expliqué l’avocat.

Il ajoute  que l’article 3 de la Convention des Nations- Unies contre la torture stipule que : « aucun Etat partie n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. Pour déterminer s’il y a de tels motifs, les autorités compétentes tiendront compte de toutes les considérations pertinentes, y compris, le cas échéant, de l’existence, dans l’État intéressé, d’un ensemble de violations systématiques des droits de l’homme, graves, flagrantes ou massives ».

Le journaliste J P Remy Ngono a dénoncé un gouvernement de putschiste gabonais qui a extradés l’activiste.

Mimi Mefo Info

Jeanne Ndome

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