Le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT) a officiellement délivré, une autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée des substances minérales à la société LONG XIN MINING SARL, selon un arrêté signé par le ministre en charge. Le document, référencé N°00220/A/MINMIDT/SG/DMG/SDCM/SDC, précise que la société est représentée par son gérant, Yu Baoying, de nationalité camerounaise. L’autorisation porte sur une superficie de 21 hectares située dans la localité de Kenzou, arrondissement de Bombe, département de la Kadey, dans la région de l’Est.
Cette décision s’inscrit dans le cadre juridique établi par la Constitution, la loi du 5 août 1996 relative à la gestion de l’environnement, ainsi que le Code minier de décembre 2023. Elle intervient après plusieurs décrets et textes d’application régissant l’exploitation artisanale et la délivrance des autorisations dans le secteur minier.
La zone concernée par l’exploitation se situe dans une région déjà connue pour la richesse de son sous-sol, mais également marquée par des tensions récurrentes autour de la gestion des ressources naturelles. L’Est du Cameroun concentre en effet une grande partie des activités minières, où se croisent exploitants artisanaux, sociétés locales et entreprises étrangères.
L’autorisation accordée à LONG XIN MINING SARL, bien que conforme aux textes en vigueur, pourrait relancer le débat sur la gouvernance minière dans le pays, notamment en ce qui concerne la transparence dans l’attribution des titres, l’impact environnemental des exploitations et les retombées économiques pour les communautés locales.
En rappel, l’exploitation artisanale semi-mécanisée est une formule intermédiaire entre l’extraction manuelle et l’exploitation industrielle. Elle permet une production accrue grâce à l’utilisation d’engins mécaniques légers, mais reste encadrée par un dispositif légal censé limiter les dérives environnementales et sociales.
Le ministère des Mines devra toutefois veiller à ce que l’entreprise respecte scrupuleusement le cahier des charges imposé par la loi, notamment en matière de réhabilitation des sites, de préservation de l’environnement et de retombées socio-économiques en faveur des populations locales.
L’attribution de cette autorisation, au moment où les critiques sur la gestion des ressources naturelles se multiplient, sera sans doute scrutée de près par la société civile et les organisations environnementales.

