Dans un éditorial publié le 1er novembre 2025, le capitaine de vaisseau Cyril Atonfack a lancé un appel pressant au calme et à la responsabilité, après les violences enregistrées dans plusieurs villes du Cameroun à la suite de l’élection présidentielle du 12 octobre. Intitulé « Paix au Cameroun : halte aux incontinences émotionnelles », le texte met en garde contre les dérives d’une colère populaire que l’officier juge excessive et destructrice.

Selon le porte-parole du ministère de la Défense, les récents troubles ont causé d’importants dégâts matériels : voitures incendiées, commerces pillés et bâtiments administratifs ravagés par les flammes. Au-delà des pertes visibles, il évoque la détresse des citoyens dont les documents officiels ont été détruits, compromettant leurs démarches professionnelles ou académiques. « Plusieurs centaines de jeunes pourraient ainsi voir s’envoler l’opportunité qui leur tendait les bras », déplore-t-il, regrettant que certains se soient laissés influencer par « des discours trompeurs et insidieux ».

Dans son éditorial, le capitaine Atonfack fustige l’attitude de ceux qu’il qualifie de « commanditaires retranchés dans le confort de leurs résidences », qui auraient incité des jeunes à manifester avant de les abandonner face à la répression et à la justice. Il rappelle que ces actes de vandalisme n’ont servi ni la paix ni le développement du pays. L’officier invite la jeunesse à privilégier la réflexion, la patience et le dialogue plutôt que la violence, qu’il considère comme un obstacle à la construction du Cameroun.
« Ni la rage, ni la rancœur, ni la vengeance, ni la violence ne bâtiront ce Cameroun idéal dont nous rêvons tous », conclut le capitaine de vaisseau, appelant les générations présentes et futures à tirer les leçons de ces événements. Cet appel intervient dans un climat toujours tendu, alors que plusieurs régions du pays se remettent difficilement des affrontements et des arrestations survenues depuis l’annonce des résultats du scrutin.
