La croissance industrielle du Cameroun a marqué le pas en 2024. Selon un rapport publié par l’Institut national de la statistique (INS) en juillet 2025, le secteur secondaire n’a progressé que de 1,2 %, une performance modeste en grande partie plombée par une chute de 8,5 % dans les industries extractives, principalement le pétrole et le gaz.
Alors que les autres composantes du secteur industriel, telles que le BTP, l’agroalimentaire, la transformation agricole, la production d’eau, d’électricité et l’assainissement ont affiché de bonnes performances, le poids stratégique des hydrocarbures dans l’économie secondaire a neutralisé ces dynamiques positives. En clair, le Cameroun paie le prix de sa dépendance au pétrole, malgré les efforts de diversification industrielle.
La tendance baissière observée dans le secteur pétro-gazier depuis 2023 ne montre aucun signe de redressement. Le gouvernement camerounais anticipe d’ailleurs une poursuite de la baisse de production en 2025, avec des volumes attendus à 19,81 millions de barils, contre plus de 20 millions en 2024.
Cette contraction appelle à une réévaluation urgente des leviers de croissance industrielle, dans un contexte où les marchés de l’énergie sont de plus en plus volatils. Le défi : stimuler les segments à fort potentiel tout en réduisant la dépendance aux revenus pétroliers, pour bâtir une base industrielle plus résiliente et durable.

