Les déplacés du Mayo-Danay victimes des inondations plongés dans la détresse

Depuis deux semaines, le camp des déplacés du Mayo-Danay, situé dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, abrite des milliers de personnes fuyant les inondations dévastatrices. Parmi ces victimes, une majorité d’enfants souffre, aux côtés de leurs parents, de la faim et de la précarité dans ce camp de fortune.

Des promesses d’aide entravées par l’administration

Les promesses d’assistance, notamment celles provenant de la générosité de la population, se heurtent à des lourdeurs administratives. En effet, l’aide humanitaire attend toujours l’autorisation du Ministère de l’Administration Territoriale pour être distribuée aux victimes. Pendant ce temps, les familles doivent endurer la faim et le manque de biens essentiels.

Fatimatou, une mère de quatre enfants, témoigne des difficultés qu’elle et sa famille rencontrent : « Nous sommes abandonnés à nous-mêmes. Nos enfants tombent malades, nous n’avons ni nourriture ni eau propre ». Les conditions de vie précaires aggravent les souffrances des déplacés, en particulier celles des enfants, vulnérables aux maladies liées au manque d’hygiène.

Survie à tout prix : la vente des biens essentiels

Dans cette situation désespérée, certains déplacés se voient contraints de revendre les maigres biens qui leur ont été offerts, comme des matelas et des couvertures, afin de nourrir leurs enfants. Ibrahim, un père de famille, explique : « Que pouvons-nous faire d’autre ? Nos enfants ont besoin de manger, alors on vend ce qu’on a pour acheter de la nourriture ». Cette situation dramatique met en lumière le dilemme auquel sont confrontées ces familles : la survie immédiate contre la perte de leurs maigres possessions.

Un soutien gouvernemental attendu

Bien que le chef de l’État ait promis une aide pour soulager les victimes des inondations, celle-ci se fait toujours attendre. L’attente prolongée rend la situation de plus en plus insupportable pour les déplacés, qui ne peuvent compter que sur la solidarité interne du camp.

Ce retard dans l’acheminement de l’aide humanitaire souligne la nécessité d’une réponse plus rapide et mieux coordonnée pour répondre aux besoins urgents des déplacés du Mayo-Danay. Actuellement, ces Camerounais, déjà fragilisés par les inondations, continuent de souffrir dans l’attente d’une assistance qui semble se faire désirer.

Mimi Mefo Info

Bachirou Elhadj BDO

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