Maroua, 07 octobre 2025 restera gravé dans la mémoire collective de la ville de Maroua. Sous un soleil impitoyable, le stade municipal Lamido Yaya Daïrou s’est transformé en un océan de ferveur, de sueur et d’attente. Des milliers de militants, vêtus de pagnes à l’effigie du président Paul Biya, ont bravé la chaleur la plus étouffante de cette saison pour un seul rêve : voir leur champion, le “père de la Nation”, apparaître, ne serait-ce qu’un instant.

Dès neuf heures du matin, le bitume chauffait déjà comme une braise. Les militants arrivaient par vagues, brandissant des pancartes, chantant, dansant, criant leur fidélité au Chef de l’État. Mais plus les minutes s’étiraient, plus la chaleur devenait insoutenable. À midi, le thermomètre frôlait les 40 degrés. Les bouteilles d’eau se vidaient à vue d’œil, certains s’éventaient avec des drapeaux du parti, d’autres cherchaient désespérément un coin d’ombre. On voyait des visages rougis, des lèvres sèches, des habits trempés de sueur. Et pourtant, personne ne voulait partir.
Le cortège présidentiel se faisait attendre.
L’heure prévue — midi — passa. Puis une, deux, trois heures.
Et quand enfin, vers 15h passées, le grondement des sirènes a déchiré le silence, un cri immense a jailli du stade. Des femmes se sont effondrées d’émotion, des jeunes ont bondi sur les gradins, les drapeaux se sont levés comme un seul bras. Paul Biya était là. En chair, en os, et debout.
Face à une foule hystérique, il a salué longuement, le sourire calme, la démarche assurée — preuve vivante que les rumeurs sur sa santé n’étaient que du vent.
Le président a ensuite pris la parole, dans une atmosphère électrique :
« Je suis ici, à Maroua, les yeux dans les yeux avec vous ! Parce que je tiens à cette région et à son peuple courageux. »
Le stade a explosé de cris et de youyous.
À cet instant, la fatigue, la soif et la chaleur ont disparu. Ne restait plus que la fierté d’avoir tenu bon, d’avoir vu celui que beaucoup surnomment affectueusement le “bâtisseur infatigable”.
Sous ce soleil de feu, les militants du RDPC ont prouvé leur loyauté sans condition.
Ils sont venus, ils ont souffert, mais ils ont vu leur président — debout, fort, et déterminé.
Et dans les rues de Maroua, ce soir-là, une seule phrase revenait sur toutes les lèvres : Le père est là et il tient debout.
