C’est la saison des pastèques à Maroua. Aux abords des routes, dans les marchés et même sur les trottoirs, ces fruits gorgés d’eau et de sucre s’imposent comme les véritables vedettes du moment. Partout, des étals improvisés dessinent une mosaïque de vert et de rouge, signe que la récolte bat son plein dans le chef-lieu du Diamaré.

À seulement 500 francs CFA, il est possible de s’offrir une pastèque bien ronde et juteuse, un luxe abordable en cette période de forte chaleur.
La majorité de ces fruits proviennent des plaines fertiles du Mayo-Danay et du Diamaré, deux départements réputés pour leur production maraîchère.
Sur les marchés, les vendeurs rivalisent de persuasion. Certains alignent fièrement leurs plus beaux fruits, d’autres invitent les clients à goûter un morceau bien frais avant l’achat.
« C’est la saison, on veut que tout le monde en profite », confie Halima, une vendeuse rencontrée au marché Domayo.
Mais la pastèque ne se vend pas seulement à l’unité. Dans plusieurs restaurants et buvettes de Maroua, elle est désormais la base de jus naturels très prisés. Rafraîchissants, sans additifs chimiques, ces jus connaissent un véritable engouement, notamment chez les jeunes et les travailleurs en quête de fraîcheur après une longue journée.
Difficile, aujourd’hui, de faire un pas dans la ville sans croiser un vendeur ou une charrette chargée de pastèques. Ce fruit, symbole de vitalité et de convivialité, illumine Maroua et rythme la vie quotidienne de ses habitants.
Une saison sucrée, colorée et éphémère, que chacun savoure à sa manière.