Maurice Kamto interpelle les autorités camerounaises sur les informations contradictoires concernant le kidnapping du 14 août 2025 sur la route Kousseri–Maroua. « Selon les premières informations… 17 personnes auraient été enlevées », note l’opposant, tandis que le Gouverneur de l’Extrême-Nord affirmait le 21 août que « plutôt quinze personnes [avaient été] enlevées ». Cette divergence alimente l’inquiétude : « Plusieurs jours après cette déclaration, que deviennent les autres otages, combien sont-ils et qui sont-ils ? » écrit-il.
L’ancien candidat se réjouit néanmoins de la libération de certains otages : « Malgré l’assassinat crapuleux de l’un des cinq enfants d’une famille, je me réjouis que quatre de ces enfants ont été libérés vivants » et félicite « tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ont contribué directement ou indirectement à la libération des dix premiers otages ».
Il critique aussi le silence prolongé du gouvernement : « Le pouvoir en place n’a pas daigné prendre la parole, depuis le 14 août, pour informer les Camerounais, les rassurer et même consoler officiellement la famille ». Kamto insiste : « Ils doivent des explications aux familles des autres otages supposés être encore entre les mains des kidnappeurs. Ils les doivent également aux Camerounais. »
Enfin, il élargit son appel à la transparence à la sécurité du Grand Nord : « J’ai une pensée particulière… pour les femmes et les hommes qui, parfois sans les moyens nécessaires, essaient d’endiguer une insécurité systématique aux contours plutôt politiques ». Cette déclaration souligne l’urgence pour le gouvernement de fournir des informations claires et fiables aux populations affectées.

