Cameroon

Meurtre : Il tue son partenaire d’affaires, et simule un accident de la circulation à Abong-mbang

Le 29 décembre 2024, la tranquillité des habitants de Boumpial a été troublée par une découverte macabre. La dépouille de Pou toutoum Mouniron, un commerçant respecté d’Abong-Mbang, a été retrouvée dans une rigole le long de la nationale numéro 10. L’alerte a été donnée par des passants horrifiés qui ont immédiatement prévenu les autorités locales. Les premières analyses ont révélé que ce décès tragique était en réalité un meurtre dissimulé sous l’apparence d’un accident.

Pou toutoum Mouniron n’était pas un inconnu dans la région. Commerçant avisé, il parcourait régulièrement les villages environnants pour se procurer des produits non ligneux, tels que le ndjansang et le mbalaka. Sa réputation d’homme d’affaires diligent lui avait valu le respect de la communauté, mais cette confiance a été trahie de manière tragique.

Une Enquête qui Dévoile la Vérité

Suite à la découverte du corps, le chef de poste de sécurité publique de Doume, Adiobo Joseph Medard, a ouvert une enquête approfondie. Rapidement, les enquêteurs ont commencé à interroger les villageois et à rassembler des indices. Leur persévérance a porté ses fruits lorsque deux suspects ont été identifiés et appréhendés.

Les enquêteurs ont arrêté Bopèle André, alias Yannick, un associé d’affaires de la victime, et son complice Kambi Christoph, connu sous le nom de Carringtong. Selon les déclarations des assassins lors de la reconstitution des faits, le mobile du crime était une somme d’environ 250 000 francs que Mouniron avait confiée à Bopèle pour l’achat de marchandises. Une fois l’argent en poche, Bopèle a disparu, laissant Mouniron dans l’angoisse.

Le rendez-vous, convenu à Mendim, a tourné au drame. À son arrivée, Mouniron a été confronté à Bopèle, armé et accompagné de son complice. Ce dernier a exigé que Mouniron descende de sa moto. En un instant, le respecté commerçant s’est vu dépouillé de ses derniers biens, avant d’être sommé de prier pour sa vie. Les supplications de Mouniron n’ont pas eu l’effet escompté, et il a été abattu d’une balle dans la tête, suivi d’un coup suffocant de gourdin.

Les deux criminels, réalisant l’ampleur de leur acte, ont emballé le corps et l’ont transporté à Boumpial, où ils ont tenté de simuler un accident.

En seulement treize jours, grâce à une enquête rapide et efficace, les autorités ont pu appréhender les coupables. Le chef de poste de sécurité publique a exprimé son intention de traquer les criminels qui menacent la paix de Doume. « Vous serez traqués jusqu’à vos derniers retranchements,» a-t-il déclaré, réaffirmant son engagement à protéger la communauté.

Gilles Noubissie avec actualités de l’Est

Gilles Noubissi

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